Felálló-Fülű Pumi Kennel Klub - Felálló-Fülű Пуми клуб

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Tag - Palsitalu

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samedi, novembre 19 2016

Palsi mahetalu : le nouveau blog!

http://palsitalu.over-blog.com/

Palsitalu bird logo

Nous commençons ce nouveau blog, qui regroupera toutes les activités de notre petite ferme biologique, à savoir :

  • les infos de la ferme sur la biodiversité, les activités, l'accueil à la ferme, la ferme-auberge, etc...
  • le FELALLO-FULU PUMI KENNEL
  • MARIKANGA : l'entreprise de broderies, de couture et d'importation des produits de la Savonnerie Marius Fabre, tenue par Marika.

Vous pouvez accéder au blog http://pumi.blog.free.fr et au site http://www.marikanga.ee par les liens situés sur la page du blog "Palsi mahetalu" http://palsitalu.over-blog.com/
Pour nous écrire, pour des renseignements sur la ferme, sur la location d'un gite, ses repas, son accuiel camping-car, etc...
une nouvelle adresse mail : palsitalu@gmail.com, accessible directement depuis le blog, dans contact http://palsitalu.over-blog.com/cont... !

A bientôt chez nous !?

jeudi, avril 30 2015

L’institut Nikolaï Vavilov à Saint-Pétersbourg (le sanctuaire 
poussiéreux du maître 
des graines)

Site de l’Institut Vavilov http://www.vir.nw.ru/
Article de Terraeco.net d'avril 2015, écrit par  Jeanne Cavelier

RussieUSSR-Stamp-1977- Nikolaï Vavilov

En cas de crise agricole ou de désastre écologique, une collection vivante implantée en Russie pourrait fournir aux générations futures 323 000 variétés végétales. Mais son avenir est incertain.


Sur l’une des plus belles places de Saint-Pétersbourg, le professeur Dzioubenko pousse une lourde porte en bois. Le palais néoclassique abrite, derrière sa façade jaune doré, la plus ancienne banque de semences au monde, « une collection essentielle non seulement pour la Russie, mais aussi pour la planète ». Le biologiste au visage impassible, la cinquantaine, dirige l’Institut Vavilov. A l’intérieur, le temps semble s’être figé. Ce temple de la biodiversité – qui réunit 323 000 variétés végétales – vénère encore le génie de la botanique Nikolaï Vavilov, victime du stalinisme. Devant son buste d’une blancheur éclatante, le directeur évoque avec respect sa « méthode pour collecter, étudier et conserver des céréales, des plantes et autres végétaux », élaborée dans les années 1920-1930. A l’étage, l’immense portrait sépia du maître reflété dans un miroir le suit du regard, jusqu’à son bureau.
Dix coups d’une horloge retentissent. Une trentaine de plantes vertes s’épanouissent dans la lumière matinale et, dans le foyer de la cheminée, une énorme citrouille, « cultivée dans notre station d’expérimentation de Pouchkine, à une trentaine de kilomètres ». Du cercle polaire au sud caucasien et jusqu’à l’orientale Vladivostok, l’institut compte onze centres chargés de renouveler la collection, tous les deux à dix ans selon les espèces. Ici, pas d’OGM, d’ailleurs interdits depuis peu dans le pays. « La Russie, c’est 40 millions d’hectares de terres cultivables inutilisées : une opportunité unique de développer la production biologique. On peut tout faire pousser, même des bananes, en serre. »

Jamais rénové depuis 1853

Cette ambition semble cependant disproportionnée comparée aux moyens de la banque de semences, visiblement limités. Nikolaï Dzioubenko retrousse les manches de son gilet, montrant du doigt une longue fissure au mur : propriété du ministère de l’Agriculture à l’époque tsariste, « le bâtiment n’a pas été rénové une seule fois depuis sa construction, en 1853 ». Et depuis la chute de l’URSS, le prestige poussiéreux de l’institut ne suffit plus à attirer de jeunes chercheurs. « Après leur thèse, ils choisissent un métier garantissant un niveau de vie décent », admet Nikolaï, fataliste. Restent près de 500 employés, passionnés, dont un tiers déjà retraités. La moyenne d’âge atteint 54 ans. La quatrième plus vaste collection de semences au monde risque de s’éteindre à petit feu, faute de personnel.
Pin’s à l’effigie de Vavilov et médaille soviétique agrafés à sa veste, un vieil homme fait irruption, sans frapper. « J’étais en Ethiopie dans les années 1980 pour rendre 250 variétés que Vavilov avait récoltées là-bas en 1926-1927, se souvient avec fierté Vladimir Kobylianski, 86 ans. Elles avaient disparu du pays. » Le doyen de l’institut ouvre la seconde porte, au fond du bureau, traverse d’un pas décidé une pièce aux tons vert pastel, puis une magnifique salle de marbre rose, s’arrête brièvement sous l’impressionnant lustre en bronze : « Sur la cheminée, un buste de Nikolaï Ivanovitch Vavilov. » Et poursuit sa course dans le couloir jusqu’à atteindre deux affiches en couleur, avec des graphiques et des photos de champs. Ce sont ses travaux sur le seigle d’hiver récompensés en 2012. Il a découvert des gènes et développé des techniques pour créer des variétés résistantes aux maladies les plus communes, comme la rouille ou la moisissure des neiges, avec des épis capables de se relever.

Ressusciter des variétés disparues à Lyon

A côté, une poignée grince, discrètement. Un homme au regard perçant passe la tête. Responsable du département de ressources génétiques des collections d’avoine, d’orge et de seigle, Igor Loskoutov se plaît aussi à guider les visiteurs dans le petit musée consacré au maître, au même étage. Ses yeux bleus balaient la première pièce. Dans les vitrines : photographies en noir et blanc, livres, matériel d’époque… « Il était en expédition en Ukraine, en 1940. On l’a embarqué dans une voiture pour rentrer à Moscou, ses collaborateurs ne l’ont plus jamais revu. Là, c’est son bureau. Dessus, une carte de ses voyages », commente Igor en pénétrant dans la seconde salle. Nikolaï Vavilov, botaniste, également agronome et géographe, a arpenté avec ses collègues pas moins de 64 pays et ramassé près de 250 000 lots de semences d’espèces sauvages et cultivées, avant la chimie dans l’agriculture. Aujourd’hui, les missions de terrain se font plus rares et moins lointaines, faute de financement, « mais nous procédons à des échanges ». Igor a mené une délégation à Lyon en septembre dernier, après la signature d’un partenariat avec le Centre de ressources de botanique appliquée et l’entreprise de paysage Tarvel, qui tentent de replanter des variétés lyonnaises disparues et offrent en retour des semences absentes des collections russes.

Les graines décortiquées à la loupe

Des milliers de boîtes métalliques s’entassent dans une pièce haute de plafond, pour une conservation à température ambiante. Une employée trie des graines d’épeautre, avant de les déposer soigneusement dans une petite enveloppe en papier recyclé. Sur un escabeau, Igor tire l’une des caissettes. « Nous analysons la productivité des céréales, mais aussi leur résistance aux maladies et leur composition biochimique – le contenu en protéines, huile, vitamines, etc. Des informations importantes pour les sélectionneurs », qui créeront de nouvelles variétés, adaptées à différents contextes. Tout est trié, étudié, cultivé et moissonné à la main. Ainsi, aucun risque de contaminer les plantes et leur précieux patrimoine génétique.
Le palais jumeau, de l’autre côté de la place, abrite les autres départements. Une odeur de vieux bois imprègne la bibliothèque, au rez-de-chaussée. « Des livres hérités de Vavilov et de l’ancien ministère de l’Agriculture tsariste », opine Boris Makarov, fidèle serviteur de l’institut depuis quarante-deux ans. Mains dans les poches, sourire espiègle, le responsable de la banque de gènes flâne entre les armoires du XIXe siècle. Près de deux millions d’ouvrages scientifiques, en 26 langues, sont à la disposition des chercheurs et des étudiants. La numérisation, en cours, avance lentement. Là encore, le budget manque pour acheter du matériel plus performant.
Dans le hall, Boris se dirige vers le petit ascenseur d’après-guerre, qui détonne quelque peu. « Les Soviétiques voulaient cacher l’aigle à deux têtes », l’emblème du tsar, gravé sur le pilier juste derrière. Dans un bruit métallique, il monte cahin-caha trois étages. Le chercheur pénètre dans l’herbier, riche de 260 000 spécimens. Des dossiers en papier brun s’empilent dans de hautes armoires numérotées. Responsable de ce trésor, Larissa ouvre avec précaution des dossiers datant des années 1920, signés de la main même de Nikolaï Vavilov : « Ces feuilles, coupes de fruits, épis, sont uniques et précieux pour la recherche génétique. » Pendant ce temps, Boris attrape un volume du « dictionnaire » des végétaux – une nomenclature, fort utile au retour d’une expédition, pour comparer les prélèvements.
Mais son lieu de prédilection se trouve au sous-sol. Plafonds plus bas, tuyaux dans tous les sens, un préfabriqué… Il entre. Un étrange parfum flotte dans l’air, mélange de senteurs des graines en train de sécher.
Le souffle ronflant d’un climatiseur maintient la température à 21,5°C. « Chaque échantillon possède un identifiant, à l’intérieur et à l’extérieur, qui correspond à une variété sur le catalogue électronique », explique le scientifique en agrippant l’un des sachets. Dans le sas, étroit, il le place sur une petite machine toute neuve. Un bruit d’aspiration : l’air est évacué. Il enfile rapidement la tenue obligatoire avant de passer dans la chambre froide à -10 °C : une épaisse parka et des valenki, des bottes russes traditionnelles en feutre de laine. Sous la lumière blanche des néons, des corbeilles rouge vif garnissent les rayonnages mobiles. « Par sécurité, nous devons toujours être au moins deux ici », précise Boris en tournant les manivelles. Cette technique permet de conserver les semences sans avoir besoin de les renouveler trop souvent en terre.

Cryogénisation des greffons

Ce n’est pas l’endroit le plus froid de l’institut, loin de là. Boris prend un escalier dérobé, derrière l’ascenseur. Une odeur de brûlé monte à la tête. « Je teste le degré de sécheresse des greffons et des bourgeons », lance Vladimir Verjouk, avant de les plonger dans l’azote liquide. Equipé d’un tablier bleu, de longs gants isolants assortis et d’un masque de protection, le biologiste règne sur le laboratoire de cryogénisation. Ce mode de conservation permettrait de garder intacts greffons et bourgeons de cinquante à cent ans. Sur un écran de contrôle, une ligne droite : la température ne varie pas dans les bonbonnes à -190°C. Vladimir ouvre l’un des huit gros cylindres en aluminium. De la vapeur blanche s’échappe. Dans une pièce attenante, deux compresseurs se relaient pour distiller l’air liquide. Massif, le matériel semble dater des années 1950. « Nous l’avons acheté en 2004, à l’ouverture du labo… C’est du made in Russia », crie l’imposant Vladimir, pour se faire entendre. L’azote coule par un petit robinet. Soudain, la lumière vacille, les machines s’arrêtent. Vladimir tourne alors un gros bouton et le bruit assourdissant redémarre. « Peut-être que l’institut déménagera d’ici quelques années dans un bâtiment neuf, hors de la ville », lâche Boris. Pour une conservation moins pittoresque, mais plus sûre. En attendant des décisions ou de l’argent, l’Institut Vavilov lutte pour sa survie. A son rythme.

Nikolaï Vavilov, botaniste persécuté

Nikolaï Vavilov naît à Moscou en 1887, dans une famille aisée de l’industrie textile. En 1912, il donne une conférence sur « la génétique et son lien avec l’agronomie ». En voyage en Europe de l’Ouest, il se lie avec l’inventeur du terme « génétique », William Bateson, le darwiniste Ernst Haeckel ou l’un des pères de la théorie sur l’immunité, Elie Metchnikoff. En 1921, il devient directeur de l’ancêtre de l’Institut Vavilov, le Bureau de botanique appliquée de Petrograd (Saint-Pétersbourg). Cinq ans plus tard, le prix Lénine lui est décerné pour ses travaux sur la géographie des plantes et ses recherches sur les centres d’origine des plantes cultivées et leur résistance aux maladies. Vavilov est président de la Société géographique d’URSS depuis cinq ans quand, en 1936, éclate à l’Académie des sciences agricoles un conflit avec le technicien agricole Trofim Lyssenko. Or, ce dernier a les faveurs des autorités, pour ses travaux mensongers sur la « vernalisation », une technique qui consiste à refroidir les blés pour qu’ils soient plus précoces. En 1940, Vavilov est arrêté pour espionnage et trois ans plus tard, il meurt de faim en prison, à Saratov, sur la Volga. En 1967, l’institut prend son nom, après sa réhabilitation dans les années 1950.

Jeûne forcé pendant un siège de 872 jours

Hitler avait compris l’importance stratégique de la banque de semences. Il aurait entraîné un bataillon spécial à la prise du bâtiment, pour la récupérer intacte. Le siège de Leningrad a marqué la maison : 61 chercheurs ont préféré souffrir de la faim plutôt que manger les graines dont ils avaient la charge. Leurs portraits s’affichent encore, sur fond rouge, bien en vue dans l’institut.

Pour aller plus loin :

lundi, février 9 2015

La Carélie russe en hiver avec nos pumis... Part 1 : la préparation du voyage

Emplacement de la République de CarélieCarelie (Drapeau)

Introduction

La République Autonome de Carélie est située au nord-ouest de la Fédération de Russie, entre les bassins de la Mer Blanche et celui de la Mer Baltique. Elle est frontalière avec la Laponie (Une longue frontière la sépare de la Finlande à l'ouest sur 723 km). Son vaste territoire se compose presque intégralement de forêts. Ce que le vert n'a pas recouvert est dominé par le bleu. En effet, la Carélie où coulent 27 000 rivières compte 60 000 lacs. Parmi eux deux des plus grands lacs européens : le Ladoga et l'Onéga. La nature règne donc en maitre en Carélie. Les hommes sont ici moins nombreux que les ours, les lynx et les loups. Hormis Petrozavodsk (Петрозаводск), la capitale, ces premiers habitent des villages égayés de maisons et d'églises aux couleurs vives. On ne peut évoquer la Carélie sans parler d'un de ses trésors : Kiji (Kizhi). Cette ile, située sur le lac Onéga est célèbre pour ses chefs-d'œuvre d'architecture en bois. Le plus impressionnant est l'église de la Transfiguration du Sauveur et ses 22 bulbes.

Une région de lacs et de forêts

Il y a 60 000 lacs en Carélie dont les deux plus grands d'Europe : Le Lac Ladoga et le Lac Onega. Des lacs parsemés d’iles, la plus connue du Lac Onega étant l’ile de Kiji, célèbre pour son patrimoine architectural (constructions en bois) classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Environ 70% du territoire est couverts de forêts : conifères (sapins, pins) et bouleaux . Petrozavodsk (la capitale de la Carélie) est située à 425km de Saint-Pétersbourg.



Carte de la Carélie

La Carélie, une histoire riche...

On retrouve la présence dans la région de chasseurs et de pêcheurs russes venant de Novgorod dès le XIIéme siècle, ensuite la région est occupée par les Suédois puis annexée par la Russie en 1323. Pierre le Grand en 1721 installe ses fonderies d'armement à Petrozavodsk. Pendant la période de la Révolution russe de 1917, la région est déchirée par des combats entre les troupes finlandaises et russes. En 1920, un traité partage la Carélie entre une partie attribuée à la Finlande et l'autre, la Carélie orientale, à la Russie. Mais en 1940 les troupes soviétiques envahissent une partie de la Carélie finlandaise. En 1956, la Carélie bénéficie d'un statut de République autonome et le 13 novembre 1991, elle proclame sa souveraineté au sein de la Fédération de Russie.En résumé : Russe, suédoise, finnoise ... et désormais russe !

Les Caréliens

716 000 habitants (en 2002) vivent dans cette vaste région nordique, la densité est faible moins de 4 hbts au km2. La capitale régionale est la ville de Petrozavodsk (268 724 hbts en 2008), elle est située au bord du Lac Onega. Une population essentiellement russe à 68%, le Russe étant la langue officielle. La langue carélienne étant parlée par environ 10% de la population.

Les ressources économiques ?

Principalement, l'exploitation forestière avec l'industrie du traitement du bois (papier, meubles). Présence également de mines (zinc, mica, fer ...) et d'industries métallurgiques. Le tourisme aussi, surtout en été avec les croisières sur les les fleuves et les lacs et vers l’ile de Kiji. L'agriculture (pommes de terre, céréales surtout dans le sud de la région) est peu développée, le climat local n'y est pas vraiment favorable.

Le climat carélien ?

Des hivers froids adoucis par les masses d'air humide venant de l'Ouest d'où un enneigement abondant et un ciel souvent couvert. Février est le mois le plus froid avec des températures moyennes oscillants entre -10°C et -14°C (c'est pour cela que nous avons choisi ce moment pour nous y rendre!), les lacs et les fleuves sont gelés environ 5 mois par an. L'été est plus clément même si les températures n'avoisinent en moyenne que les 14 à 16°C en raison de la latitude nordique de la région.

Des sites web à consulter :

Нива-марш et la voiture pour aller sur l'ile en hiver : http://www.karelavto.ru/news/karel/... (si l'on ne veut pas prendre l'hélicoptère, l’hydroglisseur ou une motoneige! ;-) )
Les beaux sites touristiques de Carélie :http://www.russie-voyage.com/voyage...

Pétroglyphes à Peri Nos (lac Onega-Carélie-Russie)

  • Forêts et sanctuaires naturels de Carélie
    • Réserve de Kivatch
    • Réserve Kostomoukcha
    • Parcs naturels de Carélie
    • Parc national de « Paanajärvi »
    • Parc naturel de l’Archipel Valaamsky
    • Parc national de Vodlosersky
    • Parc national de Kalevalsky
  • Lacs et rivières de la République de Carélie
    • Le lac Ladoga
    • Le Lac Onego
  • Le festival de Kindasovo
  • La terre antique des Caréliens de Syamozero http://syamozero.ru/index.php?title... https://www.youtube.com/watch?v=S-a...
  • Les sites et les monuments du district de Pudozhsky
  • Le bouleau de la République de Carélie
  • Les pétroglyphes sur la rive orientale du lac Onego (Peri Nos, Besov Nos, Kladovets et Karetsky Nos)
  • Les pétroglyphes de la mer Blanche
  • Cathédrale de la ville de Kem
  • Kusovy, iles de la mer Blanche





Les Armoiries de la CarélieLa ville d'Olonets, qui s'appellera plus tard Petrozavodsk, devient le chef lieu administratif de la région d'Olonets

In english
Republic of Karelia

The Karelia Republic is located to the north of St. Petersburg and borders Murmansk Region in the north, Leningrad and Vologda regions in the south, Arkhangelsk region in the east and Finland in the west. Karelia covers 180,500 sq. km, which is 1% of the Russia’s total territory. Karelia is divided into 19 municipal districts.
The population of Karelia is 693 681 (2012) and the density of the population is 3.8 people per 1 sq. km. The average age of the population is 36.5 years. The capital is Petrozavodsk (population 282 000). Other “large” cities in the republic are Kostomuksha (32 500), Sortavala (20 200), Kondopoga, Segezha and Pitkäranta.
Nationalities in Karelia are: Russians 73.6%, Karelians 10%, Byelorussians 7%, Ukrainians 3.6%, Finns 2.3%, Vepps 0.8%. 37% of the population lives in the capital of the Republic Petrozavodsk.

Climate

The cold winter climate is modified by warm, humid air masses from the west, but incursions of Arctic air cause severe cold spells. During February, the coldest month, temperatures average 10 °C in the south and 14 °C in the north. Summers are short, cool, and susceptible to frosts, with average temperatures of 16 °C in the south and 14 °C in the north. Annual precipitation, mostly in the form of snow, varies from 400 mm in the north to 600 mm in the south, with snow cover in the Ladoga region accumulating to 1,000 mm. Average temperature in January 2005: 5.1 ° C and in July 2005: +17.0 ° C

Natural Resources

The largest part of the territory of Karelia is a hilly plain with evident traces of glacier. The wavy surface of the land keeps the traces of ancient mountains. More than 49% of the republic area is covered with forest (main species are pine and fur tree), 25% of the territory is watery surface. There are more than 60 thousand lakes and 27 thousand rivers in Karelia. The largest are the Ladoga lake (area is 17,7 thousand square km) and the Onega lake (area is 9,9 thousand square km). The largest rivers are: Vodla (400 km), Vyg, Kovda, Kem, Suna, Shuya. The total length of the rivers is about 83 thousand km.
More than 50 types of minerals, located in more than 400 deposits were discovered in Karelia. The minerals are: iron ore, vanadium, molibden, rare metals, diamonds, mica, construction materials (granite, marble, diabasis), clay, appatit-carbonate ore, asbest.

Economics

The Republic of Karelia has favorable economic-geographic location, it is situated near central highly industrially developed Russian and Western regions, has a developed water transportation system, and significant natural resources.
Mining, metallurgy, and timber working and processing are the major industries. Others include power engineering, machine building, and food processing. Iron ore, copper, mica, titanium, and pegmatite are the chief minerals mined.
Timber cutting and processing is the largest industry, producing saw timber, pit props, railway ties, paper and pulp, furniture, veneer, and prefabricated materials. Agricultural land occupies less than 3 percent of the total area, with much of this used for pasture to support dairy cattle and other livestock or to breed mink and blue polar foxes for fur. Fishing is important on lakes, rivers, and along the White Sea coast.
Karelia’s invaluable asset is its unspoiled environment, lakes and forests, as well as some outstanding monuments of architecture and history. According to Karelia officials, gross income from tourism was 1,25 billion rubles (approximately $40 million) in 2001.

Transport Infrastructure in the Republic of Karelia

The Republic of Karelia can be regarded as the transportation link between northwestern and central Russia, and the countries of Northern Europe. Karelia’s role as an important transportation junction is expected to grow even more after the completion of the Ledmozero Kochkoma railroad and the Petrozavosk Parikkala motorway, both of which are under construction. The pipeline from Shtockmanovskoye gas field could also be led through the Karelian territory.

  • Road : There is one Federal road in the Republic of Karelia, the 780 km long stretch of the St.Petersburg Murmansk motorway which is paved with asphalt. The main overland transportation axis in Karelia runs north-south along the eastern edge of the Republic, as a part of the national rail and road link between St.Petersburg and Murmansk.
  • Railway : A major railway from St. Petersburg to Murmansk crosses Karelia from south to north, with branches to all major towns. The railway is a link connecting the Urals with Finland and other Nordic countries. Carrying capacity of the new railway is 28 million tons annually. This railway aims to provide a short transportation route from Karelia to Finnish ports in the Gulf of Bothnia. The M18 national highway runs parallel to the railway and fairly close to it, both of them running via Petrozavodsk.
  • Air Connections : The main airport of Petrozavodsk, Besovets, is the destination of all international and federal flights to and from the Republic of Karelia. There were international links to Helsinki via Joensuu, as well as to Tallinn and Riga. Within the Republic of Karelia, seven airports has regular connections to Petrozavodsk. They included Sortavala, Kostomuksha, Kalevala and Pudozh.
  • Waterways : The Republic of Karelia also has two major waterways, one is the 227 km long White Sea Canal, which links Belomorsk on the White Sea with Poventsa at the northern tip of Lake Onega. For most of its length, it runs very close to the Murmansk road and railway axis, and gives access to most of the Karelian industrial centres. Another major waterway is the Volga Canal which is connected to the southern part of Lake Onega. It continues further to St.Petersburg and the Baltic Sea, passing along Lake Onega, down the River Svir, Lake Ladoga, and the Neva river.
Culture and education

Karelia is sometimes called "the songlands" in the Finnish culture, as Karelian poems constitute most of the Finnish national epic Kalevala.
The main tourist attractions in Karelia are Valaam, Solovki and Kizhi islands, Martsialnie Vody spa, largest in Europe plain waterfall Kivatch, national parks and protected natural territories. Kizhi islands alone hosted 120,000 tourists in 2001, half of which came from abroad.
Petrozavodsk State University is the largest educational institution in the European North of Russia and includes the following faculties: Faculty of History, Faculty of Forest Engineering, Faculty of Mathematics, Faculty of Medicine, Faculty of Baltic and Finnish Philology and Culture, Faculty of Industrial and Civil Engineering, Faculty of Agriculture, Faculty of Physical Engineering, Faculty of Philology, Faculty of Ecology and Biology, Faculty of Economics, Faculty of Law, Faculty of Political and Social Sciences. It also includes branches: Kola branch (Apatity, Murmansk region), Priladozhsky branch (Sortavala), Byelomorsk branch (Byelomorsk) and Kostomuksha branch (Kostomuksha), Educational centers in Segezha and Kondopoga. At present in the university there work more than 3600 teachers, faculty and staff members, there study over 19500 undergraduate and graduate students, every year more than 4100 students take training, re-training and professional development.
Karelian Research Centre of the Russian Academy of Sciences is also located in Petrozavodsk.

For more information please go to :

and also, to read :

vana talu Karelia

Sources of information :

mardi, janvier 20 2015

Бура́н (Buran) : la bête de somme du Grand-Nord russe ! ... et la promenade des pumis à Palsi talu!

http://www.russnegohod.ru/history.h...
http://buran.com.ru/buran.php
Si vous venez passer quelques jours de vacances en Estonie, dans notre petite ferme avec votre (vos) chien(s), vous pourrez conduire l'une des plus mythiques motoneiges!
Et nous aurons surement prochainement un traineau pour la promenade des toutous (pumi bien sûr!)
Vous pourrez également pratiquer le ski de fond et la randonnée en raquettes (matériel en prêt sur place :-) )

Buran devant le sauna à fumées à Palsi talu

Le Buran est cette légendaire motoneige soviétique capable de passer là où ses concurrentes japonaises ou canadiennes restent bloquées. Elle ne tombe jamais en panne et ne vous laissera jamais tomber dans la toundra. C'est le seul moyen de transport pour le Grand-Nord russe et il n'y a pas d'alternative.
Inspiré du Bombardier Ski-Doo canadien. Ce modèle SB-640 est produit à Rybinsk depuis 1971. La particularité de cet engin tient dans son large ski directionnel et ses deux chenilles motrices permettant d'obtenir une grande surface d'appui pour une faible longueur totale. C'est ce qui le rend si maniable à travers les buissons ou au bord des ravins. A l'origine il s'agit d'un véhicule strictement utilitaire destiner à la traction, tâche à laquelle il s'acquitte avec une grande facilité. Son moteur à faible taux de compression lui permet de consommer des carburants de mauvaises qualités (avec un mélange essence/huile 2T à 25:1!).
A Narian-Mar (une petite ville située à 110 km de la Mer de Barents) a même lieu chaque année une course, intitulée » Buran-Day », qui se déroule exclusivement au guidon du Buran (http://www.buran-day.ru/). Aujourd'hui, le Buran est surpassé par des machines plus modernes, considérée comme plus pratiques, mais à Ugut (à 150 km de Surgut), on considère que le Buran est comme le plus à même de passer dans la neige molle parce qu'il ne dispose que d'un seul ski directionnel.
Voici sur un blog russe un beau reportage sur cette légende : http://alexcheban.livejournal.com/1...
Parmi les photos illustrant ce reportage ne pas manquer une photo en noir et blanc prise lors de l'expédition Rybinsk - Narian-Mar' Vorkouta en 1974.

Texte : adaptation VG

Voir aussi : https://groups.yahoo.com/neo/groups...
Buran en action
Buran à Palsi talu
La bête est prête! Buran 640A à Palsi talu

samedi, janvier 17 2015

Ma petite pumi a 9 ans!

Pilisi-Kócos Csipke a 9 ans aujourd'hui... et toujours une super frimousse!
Je te souhaite des journées joyeuses et encore beaucoup de jolies aventures...

de la part de tous tes nombreux admirateurs

Happy nine years!
Pilisi-Kócos Csipke, 9 ans déjà!
Anniversaire Csipke

mardi, décembre 23 2014

Pumis, je vous engage à lire des commentaires éclairés sur la "crise" russe

Russie

Des commentaires d'un texte analyse du 22 décembre intitulé : "Russie : la crise en dit autant du chemin parcouru que du chemin restant à parcourir"

http://www.autoactu.com/ (site spécialisé Automobile)

Texte de l'Analyse du 22 décembre 2014 de Bernard Jullien, Maitre de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca : Analyse-Russie-la crise en dit autant du chemin parcouru que du chemin restant à parcourir (cliquez sur la sur-brillance ou visible en word dans l'annexe)

Voici, tiré de tous les commentaires, un point de vue très intéressant d'un homme ayant vécu et travaillé en Russie! :

Ce n’est pas impossible, en tous cas ça m’a effleuré l’esprit quand les gens ont commencé à dire que la chute du baril allait les mettre à genou.

La baisse du rouble permettait d’encaisser malgré l’effondrement du prix du baril, autant de roubles qu’avant ce qui ne changeait rien au niveau intérieur :

– le baril à 100 $ avec un dollar qui s’échange à 50 roubles = > 5000 roubles – le baril à 50 $ avec un dollar qui s’échange à 100 roubles = > 5000 roubles

Puis il suffit de refaire monter le rouble pour décrocher le jackpot.

Déjà là , je me suis demandée si les agresseurs de le Russie n’étaient pas des malades : La Russie ce n’est pas la Grèce, ni le Portugal ni l’ Espagne avec des dettes et des olives, les russes ont du répondant ( réserves de change, stock d’or, matières premières ).

Puis l ‘effondrement du rouble permettait à la Russie de racheter les roubles qui trainaient partout pour pas cher de chez pas cher avec leurs réserve de PQ, en dollars ( une super occasion de les refourguer avant que ça ne vaille plus rien ). Quand il y aura moins de roubles dehors en circulation et qu’ils obligeront les autres pays à payer ce dont ils ont besoin ( la Russie est riche en matières premières ) en roubles, le cours remontera forcément. Double jackpot.

Mais ce n’est pas ce qu’ils ont fait apparemment.

L ‘autre jour j’entendais Emmanuel Lechypre tout content d’annoncer un scoop , nous expliquer que la Russie était à genou : Toute son économie est basée sur le pétrole et le gaz. ( que dire alors des saoudiens et consorts qui n’ont que ça et du sable ? )

Déjà il faut voir dans quelle situation Poutine a pris les commandes de la Russie et voir où elle en est aujourd’hui. (Si Hollande en fait le 1/10 ème sur son quinquennat, on peut sortir le champagne ).

Je veux rien dire , mais :

1 : la Russie a une industrie militaire performante et vend des avions, des missiles, des sous marins, des armes sur toute la planète. Alors qu’en France on fabrique des avions tellement bien qu’on arrive pas à en vendre un seul et quand on arrive à vendre deux bateaux aux russes, il faut qu’on saborde la vente. Les Eurofighters de l’ UE étaient à nouveau cloués au sol, comme les F35 américains qui ont déjà englouti des milliards de $.

Qui trimbale nos chars, hélicos et VBI en Afghanistan, au Mali ou ailleurs ? Ce sont des Antonov russes ( Antonov fabrication ukrainienne qu’en adviendra-t-il ?)

http://www.nouvelordremondial.cc/2013/01/21/mali-moscou-promet-une-aide-militaire-a-la-france/

http://fr.rbth.com/mali_des_avions_russes_pour_loperation_serval

2 : la Russie a une industrie spatiale de haut niveau. Pendant des années ils ont assuré seuls la navette entre le Terre et le vaisseau spatial international.

Ils ont leur propre système GPS qui marche alors que les premiers satellites de Galiléo ont des pannes avant qu’on ait envoyé le lot complet, tellement on a explosé les délais, pour défaut de gouvernance au niveau européen.. ( leur lanceur nous a foutu dedans pour la dernière mise sous orbite, mais bon c’est les risques et ça coutait moins cher qu’ Ariane.. )

Ils prévoient d’envoyer des satellites de défense avec des radars perfectionnés.

3 : la Russie a une industrie nucléaire : elle vend des centrales à l’ Iran, à la Chine et bientôt à d’autres pays, alors qu’ Areva est en train d’engranger des pertes de plusieurs milliards de dollars en achetant des mines en Nabimie et au Niger qui ne produisent rien ! Plus le fiasco de l ‘ EPR.

Ce sont des secteurs Hi-Tech, donc ils ont une bonne industrie électronique et informatique. Demain c’est la robotique.

4 : la Russie a une bonne industrie du poids lourd : Kamaz a aligné huit victoires consécutives au Paris Dakar, détrônant la Slovaquie. C ‘est pas rien !

« La catégorie camion vivra pour la première fois sur le Dakar une étape marathon avec une halte dans un bivouac dédié. Cette séquence clé fera partie des difficultés à gérer pour Andrey Karginov et l’équipe Kamaz, qui dispose de nombreux atouts pour poursuivre sa domination sur l’épreuve. Mais ses rivaux, Gérard De Rooy en tête, sont à l’affut…

On ne voit que du bleu ! Dans le palmarès du Dakar, la catégorie camion vit au rythme donné par l’écurie Kamaz, dont le cheval d’argent s’est taillé la part du lion : 12 titres conquis sur les 18 dernières éditions. La victoire 2014 a même été complétée par un défilé de haute voltige des pilotes russes, puisque derrière Andrey Karginov, trois de ses collègues complétaient le Top 5. Pour ajouter à la qualité de la feuille de route de l’armada l’année dernière, les quatre pilotes en question affichaient une moyenne d’âge de 31 ans, qui valide parfaitement l’entrée dans l’ère post-Chagin… le Tsar a fait des petits dignes de porter le pédigrée. »

Qu’il y ait des choses à améliorer en Russie , notamment au niveau du financement des investissements des entreprises, je ne dis pas ( c’est l’héritage Eltsine ) mais on est encore bien plus mal barrés que les russes et ce n’est pas prêt de s’arranger avec la désintégration de l’enseignement dans nos écoles : la fabrique des crétins.

Pierre Dieuze, Le lundi 22 décembre 2014



Un immense merci à Pierre qui nous éclaire la Russie d'une façon très différente des caricatures idiotes de la Russie remplie d'ivrognes analphabètes. Les relations qu'entretiennent la France avec la Russie sont stupides. Il ne faut jamais humilier les Russes dont nous sommes d'ailleurs beaucoup plus proches culturellement qu'on ne nous le laisse croire. Encore merci Pierre.

Bruno HAAS, Le lundi 22 décembre 2014



Merci Bruno
y aillant vécu et travaille , je suis pris d un fou rire énorme lorsque je lis les "sonneries" de certains! Quand a la proximité, Vladimir Volkoff (grand prix de l' académie française en 1980) rappelait que nous sommes sur le même continent que Moscou (capitale de l univers pour ceux qui y ont vécu) est a 2900 kms conte 7000 kms a ouachingtonne.... c'est dire l'écart! Bon joyeux Noël a Tous!

Pierre Dieuze, Le lundi 22 décembre 2014



vendredi, juin 6 2014

Palsi, place et cure de silence pour les pumis

Victime des pollutions sonores mais aussi de nos comportements, le silence disparaît. Pourtant, il révèle notre rapport à l'autre. L'anthropologue David Le Breton livre son regard sur ces évolutions.
David Le Breton est anthropologue et sociologue. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le silence et la marche. (1)

Terra eco : Dans vos livres, vous faites l’éloge du silence. Est-ce parce que nous vivons dans un monde de plus en plus bruyant ?

David Le Breton : Le bruit est de plus en plus permanent, oui. Les bruits des activités humaines nous entourent en permanence, à commencer par celui des voitures. On rajoute aussi du bruit, comme la musique d’ambiance dans les gares et dans les magasins ou dans les restaurants, au point que parfois il y a tant de bruits qu’on ne peut pas se parler. On vit dans un monde de bruit et le silence devient de plus en plus rare. Cette musique nous rassure, c’est vrai, mais l’omniprésence du bruit est néfaste, c’est un écran qui coupe le lien social, il empêche aussi la pensée, des études montrent par exemple que les enfants qui vivent dans le bruit réussissent moins à l’école.

C’est pour cela que nous cherchons de plus en plus à trouver ces silences, ces pauses ?

Oui, c’est la raison du succès prodigieux d’activités comme la marche, la méditation, le yoga et toutes ces choses qui permettent de plonger en soi-même pour s’éloigner du brouhaha. Ce sont des formes de résistances au bruit et au bavardage du monde contemporain.

Personnellement, à quoi vous sert ce silence ?

J’ai moi-même toujours été silencieux. Si je considère que je n’ai rien à dire je préfère me taire. J’ai donc grandi en étant toujours considéré comme « taiseux », et j’ai pu observer la gêne qui était suscitée autour de moi par cette réaction un peu à part. Paradoxalement, le silencieux est vu non pas comme quelqu’un de humble mais comme quelqu’un de négatif au regard du lien social. Plus tard, j’ai participé à des groupes de réflexion entre étudiants qui consistaient à ne penser et ne parler que du moment présent. Le résultat était des moments de silence qui pouvaient durer très très longtemps. J’ai vu alors, en tant qu’anthropologue, la puissance du silence. Le silence permet de révéler beaucoup de choses, il montre notre rapport à l’autre, il montre toutes les constructions sociales dont nous sommes l’objet et auxquelles nous participons. Certaines personnes ne le supportaient pas et devaient quitter la pièce, parce que le silence les angoissait ou rappelait la mort de proches.

Vous dites donc à la fois que le silence peut déranger mais aussi qu’il y a trop de bruit ?

Ce n’est pas contradictoire. Pensez aux personnes bavardes. Le bavard est celui qui ne laisse pas de silence, qui parle tout seul, on a même l’impression qu’on est interchangeable face à lui. Mais même les gens bavards peuvent être incommodés par le bruit ! L’important c’est de pouvoir choisir et alterner. Le silence est aussi quelque chose de très relatif selon les personnes et les sociétés. Il y a par exemple des sociétés où l’on est capable de rester silencieux pendant très longtemps. Il y a beaucoup d’anecdotes d’ethnologues qui racontent s’être assis avec des Amérindiens, avoir posé une question et avoir été déboussolé d’entendre la réponse une heure après seulement. Certains enfants amérindiens sont donc assez mal à l’aise dans les classes quand les professeurs posent des séries de questions juste pour susciter la participation. A l’inverse, il y a des sociétés où l’on parle sans arrêt. Au Maghreb, on voit parfois des conversations interminables. La communication sert à la reconnaissance mutuelle. Elles disent : « Je suis content que tu sois là, tu es content que je sois là ». Nous, nous sommes à mi-chemin entre ces deux cas. Le silence dans une conversation nous gêne, on a peur de laisser penser à l’autre que sa parole ne nous intéresse pas. On ne sait plus où mettre ses yeux, on se sent maladroit, on se sent mis à nu et vulnérable. C’est la fameuse formule « Un ange passe » qui est utilisée de manière extrêmement conventionnelle et rituelle et qui permet de relancer la conversation après un rire.

Nos conversations manquent-elles aussi de silence ?

Les conversations deviennent envahissantes, à cause notamment des portables. C’est très frappant, faites-y attention dans la rue, il y a toujours une personne en train de téléphoner ou d’envoyer un SMS. La parole déborde dans l’espace public. Beaucoup de personnes mangent avec leur portable posé sur la table. Mais la parole téléphonique n’est pas celle de la conversation, elle est plus insistante, la voix accentue certains mots. Si deux personnes autour de vous parlent, cela vous gênera moins que si une seule est en train de discuter au téléphone. Henry David Thoreau se demandait (Dans Walden ou la Vie dans les bois, ndlr) ce que les gens allaient trouver à se dire quand est arrivé le télégraphe. La réponse, nous la voyons encore mieux avec l’usage du téléphone portable, il ne sert pas à se dire quelque chose mais à la reconnaissance sociale. J’ai eu la chance de grandir à une époque où l’on attendait la lettre pour avoir des nouvelles de quelqu’un. Ce qui était très précieux se banalise aujourd’hui. Quand un couple se retrouve le soir il peut y avoir un vrai plaisir à se raconter ce qu’on a vécu, ce qu’on a ressenti. Se donner des nouvelles toute la journée peut nous priver de ce plaisir. On perd un peu de sens et d’émotion au profit de la sécurité.

(1) Du silence, (Editions Métailié, 1997). Marcher. Eloge des chemins de la lenteur, (Editions Métailié, 2012)

Rédacteur : Thibaut Schepman à TerraEco http://www.terraeco.net/


Le silence est un véritable ami qui ne trahit jamais - Silence is a true friend who never betrays
Pour vous ressourcer dans un cadre serein, avec vos pumis (et vos autres compagnons), vous pouvez prendre contact :
Palsitalu OÜ
Võrumaa, Meremäe vald, Palsi talu
65319 Miikse küla
Estonie
Tél maison +372 7860220
Mobile +372 56699386

mardi, mars 25 2014

Une émission de télé qui vient de parler des Bergers des Pyrénées en Estonie... peut-être bientôt les pumis?

http://kanal2.ee/pluss/video/?id=19...

Kanal2

Sõber koer
  • 23.03.2014, 09:30
  • 26.03.2014, 02:20
  • 02.04.2014, 02:20


Les Bergers des Pyrénées à l'honneur... Ribarrouy du Val Soannan, mon fidèle compagnon est l'un d'entre-eux !
Kuidas töötab otsingukoer? Milleks otsingukoeri kasutatakse ja kuidas neid õpetatakse? Milline koer on pürenee lambakoer? Saates saame tuttavaks ka Loomade Hoiupaigas uut kodu ootavate koertega.

jeudi, juin 6 2013

Palsi, avec les yeux de Pumi...

Flag of Setos - SETOMAA A Palsi talu, en Estonie, le soleil brille, et la nature est belle et généreuse. Les pumis en profitent et découvrent, jouent et courrent avec (ou après ;-) ) plein d'animaux.
Un aperçu fait au travers des jeux de Rib, Csipke et Forró... pendant que les chiots dorment à la maison !!!

Moustique - juin 2013
Cigogne blanche - juin 2013
Crapaud - juin 2013
Crapaud - juin 2013
Papillon - juin 2013
Grenouille commune - juin 2013
Grenouille commune - juin 2013
Hanneton - juin 2013
Hanneton en vol - juin 2013
Grenouille verte