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mardi, novembre 3 2015

November 3, 1957: Laika the space dog becomes first living creature in orbit

A stray dog called Laika became the first living thing in space when she orbited the earth in the Soviet Sputnik 2 satellite - but lived for only minutes after launch.

A stray dog called Laika became the first living creature launched into orbit – and tragically died – on this day in 1957.

Launched at the height of the Russian-American Space Race, Sputnik 2 was a rushed Soviet space mission which came less than a month after the successful launch of Sputnik 1, the first artificial Earth satellite.

Soviet leader Nikita Krushchev wanted his engineers to follow Sputnik 1 with a "space spectacular" – and it was decided that this would be the launch of the first living animal into orbit.

That living animal turned out to be Laika – a three-year-old stray mongrel who was found wandering the streets of Moscow. Soviet scientists believed such dogs would be used to extreme conditions, having suffered severe cold and hunger while living as a stray.

Laika was trained along with two other dogs – Albina and Mushka – and was reportedly chosen to be the ‘flight dog’ out of the trio because of her small size and calm demeanour. “Laika was quiet and charming,” one of the Soviet scientists would later write.

But it was a guaranteed suicide mission: Laika’s death was expected from the outset, as Sputnik 2 was never designed to be retrievable.

November 3, 1957: Laika the space dog

Laika was placed in the capsule of Sputnik 2 – where she only had enough room to sit or lie down – on October 31, three days before the launch. One of the technicians involved later said that before closing the hatch they “kissed her nose and wished her bon voyage, knowing that she would not survive the flight”.

Sputnik 2 reached orbit and the launch was reported as a success, with the Soviets even claiming that Laika might be parachuted safely back to Earth.

But some of the craft’s thermal insulation tore loose, raising the cabin temperature to 40°C. Medical sensors on Laika showed that during launch, her pulse rate was three times higher than its resting level – and it took three times longer to settle back down than it had done during ground tests.

Sacrificed in order to test the safety of space travel for humans, it wasn’t until 2002 that the truth emerged about how Laika died – and how long she had survived.

For years, the Soviet Union insisted that Laika had died painlessly after several days in orbit – and it had indeed been the plan to euthanise her with poisoned dog food after a week of testing.

But in October 2002, Dimitri Malashenkov, one of the scientists involved in Sputnik 2, told the World Space Congress in Houston that five to seven hours into the flight, Laika’s monitors were showing no signs of life. By the spacecraft’s fourth orbit, it was clear that she had died from overheating and stress. "It turned out that it was practically impossible to create a reliable temperature control system in such limited time constraints," he said.

The two men who trained Laika were Oleg Gazenko and Vladimir Yazdovsky, life-scientists who led the Soviet’s program of sending animals into space. Yazdovsky later revealed that he took Laika home to play with his children the day before launch, explaining: “I wanted to do something nice for her: She had so little time left to live.” And in 1998, following the collapse of the Soviet regime, Gazenko publicly expressed regret over Laika’s death.

“Work with animals is a source of suffering to all of us. We treat them like babies who cannot speak,” he said.

“The more time passes, the more I'm sorry about it. We shouldn't have done it ... We did not learn enough from this mission to justify the death of the dog.”

November 3, 1957: Laika the space dog

Laika the space dog - Did you know?
  • Laika was a mongrel, thought to be part-husky and possibly part-terrier.
  • She was originally named Kudryavka (‘Little Curly’) by the Soviet scientists, but was later renamed Laika, which means ‘Barker’.
  • The American press gave her various nicknames, including ‘Muttnik’ and ‘Pupnik’.
  • The mission sparked a global debate on animal rights and the ethics of animal testing. Groups protested against the Soviet Union’s actions, and demonstrations took place outside Soviet embassies and the United Nations. People were urged to pray for Laika and observe a minute’s silence to think of her.
  • Her ‘coffin’ Sputnik 2 continued to orbit the Earth for five months after its launch – and her death – burning up when it re-entered the Earth’s atmosphere on April 4, 1958.
  • Laika is memorialised in the form of a statue and plaque at Star City, Russia, the Russian Cosmonaut training facility.
  • She has also been commemorated on stamps and in artwork, songs, books and cartoons – and even had a brand of cigarettes named after her.
  • During the 1950s and 1960s, the USSR used at least 57 dogs in orbital and sub-orbital space flights. Four other dogs died in Soviet space missions.


http://home.bt.com/news/world-news/...

jeudi, avril 30 2015

L’institut Nikolaï Vavilov à Saint-Pétersbourg (le sanctuaire 
poussiéreux du maître 
des graines)

Site de l’Institut Vavilov http://www.vir.nw.ru/
Article de Terraeco.net d'avril 2015, écrit par  Jeanne Cavelier

RussieUSSR-Stamp-1977- Nikolaï Vavilov

En cas de crise agricole ou de désastre écologique, une collection vivante implantée en Russie pourrait fournir aux générations futures 323 000 variétés végétales. Mais son avenir est incertain.


Sur l’une des plus belles places de Saint-Pétersbourg, le professeur Dzioubenko pousse une lourde porte en bois. Le palais néoclassique abrite, derrière sa façade jaune doré, la plus ancienne banque de semences au monde, « une collection essentielle non seulement pour la Russie, mais aussi pour la planète ». Le biologiste au visage impassible, la cinquantaine, dirige l’Institut Vavilov. A l’intérieur, le temps semble s’être figé. Ce temple de la biodiversité – qui réunit 323 000 variétés végétales – vénère encore le génie de la botanique Nikolaï Vavilov, victime du stalinisme. Devant son buste d’une blancheur éclatante, le directeur évoque avec respect sa « méthode pour collecter, étudier et conserver des céréales, des plantes et autres végétaux », élaborée dans les années 1920-1930. A l’étage, l’immense portrait sépia du maître reflété dans un miroir le suit du regard, jusqu’à son bureau.
Dix coups d’une horloge retentissent. Une trentaine de plantes vertes s’épanouissent dans la lumière matinale et, dans le foyer de la cheminée, une énorme citrouille, « cultivée dans notre station d’expérimentation de Pouchkine, à une trentaine de kilomètres ». Du cercle polaire au sud caucasien et jusqu’à l’orientale Vladivostok, l’institut compte onze centres chargés de renouveler la collection, tous les deux à dix ans selon les espèces. Ici, pas d’OGM, d’ailleurs interdits depuis peu dans le pays. « La Russie, c’est 40 millions d’hectares de terres cultivables inutilisées : une opportunité unique de développer la production biologique. On peut tout faire pousser, même des bananes, en serre. »

Jamais rénové depuis 1853

Cette ambition semble cependant disproportionnée comparée aux moyens de la banque de semences, visiblement limités. Nikolaï Dzioubenko retrousse les manches de son gilet, montrant du doigt une longue fissure au mur : propriété du ministère de l’Agriculture à l’époque tsariste, « le bâtiment n’a pas été rénové une seule fois depuis sa construction, en 1853 ». Et depuis la chute de l’URSS, le prestige poussiéreux de l’institut ne suffit plus à attirer de jeunes chercheurs. « Après leur thèse, ils choisissent un métier garantissant un niveau de vie décent », admet Nikolaï, fataliste. Restent près de 500 employés, passionnés, dont un tiers déjà retraités. La moyenne d’âge atteint 54 ans. La quatrième plus vaste collection de semences au monde risque de s’éteindre à petit feu, faute de personnel.
Pin’s à l’effigie de Vavilov et médaille soviétique agrafés à sa veste, un vieil homme fait irruption, sans frapper. « J’étais en Ethiopie dans les années 1980 pour rendre 250 variétés que Vavilov avait récoltées là-bas en 1926-1927, se souvient avec fierté Vladimir Kobylianski, 86 ans. Elles avaient disparu du pays. » Le doyen de l’institut ouvre la seconde porte, au fond du bureau, traverse d’un pas décidé une pièce aux tons vert pastel, puis une magnifique salle de marbre rose, s’arrête brièvement sous l’impressionnant lustre en bronze : « Sur la cheminée, un buste de Nikolaï Ivanovitch Vavilov. » Et poursuit sa course dans le couloir jusqu’à atteindre deux affiches en couleur, avec des graphiques et des photos de champs. Ce sont ses travaux sur le seigle d’hiver récompensés en 2012. Il a découvert des gènes et développé des techniques pour créer des variétés résistantes aux maladies les plus communes, comme la rouille ou la moisissure des neiges, avec des épis capables de se relever.

Ressusciter des variétés disparues à Lyon

A côté, une poignée grince, discrètement. Un homme au regard perçant passe la tête. Responsable du département de ressources génétiques des collections d’avoine, d’orge et de seigle, Igor Loskoutov se plaît aussi à guider les visiteurs dans le petit musée consacré au maître, au même étage. Ses yeux bleus balaient la première pièce. Dans les vitrines : photographies en noir et blanc, livres, matériel d’époque… « Il était en expédition en Ukraine, en 1940. On l’a embarqué dans une voiture pour rentrer à Moscou, ses collaborateurs ne l’ont plus jamais revu. Là, c’est son bureau. Dessus, une carte de ses voyages », commente Igor en pénétrant dans la seconde salle. Nikolaï Vavilov, botaniste, également agronome et géographe, a arpenté avec ses collègues pas moins de 64 pays et ramassé près de 250 000 lots de semences d’espèces sauvages et cultivées, avant la chimie dans l’agriculture. Aujourd’hui, les missions de terrain se font plus rares et moins lointaines, faute de financement, « mais nous procédons à des échanges ». Igor a mené une délégation à Lyon en septembre dernier, après la signature d’un partenariat avec le Centre de ressources de botanique appliquée et l’entreprise de paysage Tarvel, qui tentent de replanter des variétés lyonnaises disparues et offrent en retour des semences absentes des collections russes.

Les graines décortiquées à la loupe

Des milliers de boîtes métalliques s’entassent dans une pièce haute de plafond, pour une conservation à température ambiante. Une employée trie des graines d’épeautre, avant de les déposer soigneusement dans une petite enveloppe en papier recyclé. Sur un escabeau, Igor tire l’une des caissettes. « Nous analysons la productivité des céréales, mais aussi leur résistance aux maladies et leur composition biochimique – le contenu en protéines, huile, vitamines, etc. Des informations importantes pour les sélectionneurs », qui créeront de nouvelles variétés, adaptées à différents contextes. Tout est trié, étudié, cultivé et moissonné à la main. Ainsi, aucun risque de contaminer les plantes et leur précieux patrimoine génétique.
Le palais jumeau, de l’autre côté de la place, abrite les autres départements. Une odeur de vieux bois imprègne la bibliothèque, au rez-de-chaussée. « Des livres hérités de Vavilov et de l’ancien ministère de l’Agriculture tsariste », opine Boris Makarov, fidèle serviteur de l’institut depuis quarante-deux ans. Mains dans les poches, sourire espiègle, le responsable de la banque de gènes flâne entre les armoires du XIXe siècle. Près de deux millions d’ouvrages scientifiques, en 26 langues, sont à la disposition des chercheurs et des étudiants. La numérisation, en cours, avance lentement. Là encore, le budget manque pour acheter du matériel plus performant.
Dans le hall, Boris se dirige vers le petit ascenseur d’après-guerre, qui détonne quelque peu. « Les Soviétiques voulaient cacher l’aigle à deux têtes », l’emblème du tsar, gravé sur le pilier juste derrière. Dans un bruit métallique, il monte cahin-caha trois étages. Le chercheur pénètre dans l’herbier, riche de 260 000 spécimens. Des dossiers en papier brun s’empilent dans de hautes armoires numérotées. Responsable de ce trésor, Larissa ouvre avec précaution des dossiers datant des années 1920, signés de la main même de Nikolaï Vavilov : « Ces feuilles, coupes de fruits, épis, sont uniques et précieux pour la recherche génétique. » Pendant ce temps, Boris attrape un volume du « dictionnaire » des végétaux – une nomenclature, fort utile au retour d’une expédition, pour comparer les prélèvements.
Mais son lieu de prédilection se trouve au sous-sol. Plafonds plus bas, tuyaux dans tous les sens, un préfabriqué… Il entre. Un étrange parfum flotte dans l’air, mélange de senteurs des graines en train de sécher.
Le souffle ronflant d’un climatiseur maintient la température à 21,5°C. « Chaque échantillon possède un identifiant, à l’intérieur et à l’extérieur, qui correspond à une variété sur le catalogue électronique », explique le scientifique en agrippant l’un des sachets. Dans le sas, étroit, il le place sur une petite machine toute neuve. Un bruit d’aspiration : l’air est évacué. Il enfile rapidement la tenue obligatoire avant de passer dans la chambre froide à -10 °C : une épaisse parka et des valenki, des bottes russes traditionnelles en feutre de laine. Sous la lumière blanche des néons, des corbeilles rouge vif garnissent les rayonnages mobiles. « Par sécurité, nous devons toujours être au moins deux ici », précise Boris en tournant les manivelles. Cette technique permet de conserver les semences sans avoir besoin de les renouveler trop souvent en terre.

Cryogénisation des greffons

Ce n’est pas l’endroit le plus froid de l’institut, loin de là. Boris prend un escalier dérobé, derrière l’ascenseur. Une odeur de brûlé monte à la tête. « Je teste le degré de sécheresse des greffons et des bourgeons », lance Vladimir Verjouk, avant de les plonger dans l’azote liquide. Equipé d’un tablier bleu, de longs gants isolants assortis et d’un masque de protection, le biologiste règne sur le laboratoire de cryogénisation. Ce mode de conservation permettrait de garder intacts greffons et bourgeons de cinquante à cent ans. Sur un écran de contrôle, une ligne droite : la température ne varie pas dans les bonbonnes à -190°C. Vladimir ouvre l’un des huit gros cylindres en aluminium. De la vapeur blanche s’échappe. Dans une pièce attenante, deux compresseurs se relaient pour distiller l’air liquide. Massif, le matériel semble dater des années 1950. « Nous l’avons acheté en 2004, à l’ouverture du labo… C’est du made in Russia », crie l’imposant Vladimir, pour se faire entendre. L’azote coule par un petit robinet. Soudain, la lumière vacille, les machines s’arrêtent. Vladimir tourne alors un gros bouton et le bruit assourdissant redémarre. « Peut-être que l’institut déménagera d’ici quelques années dans un bâtiment neuf, hors de la ville », lâche Boris. Pour une conservation moins pittoresque, mais plus sûre. En attendant des décisions ou de l’argent, l’Institut Vavilov lutte pour sa survie. A son rythme.

Nikolaï Vavilov, botaniste persécuté

Nikolaï Vavilov naît à Moscou en 1887, dans une famille aisée de l’industrie textile. En 1912, il donne une conférence sur « la génétique et son lien avec l’agronomie ». En voyage en Europe de l’Ouest, il se lie avec l’inventeur du terme « génétique », William Bateson, le darwiniste Ernst Haeckel ou l’un des pères de la théorie sur l’immunité, Elie Metchnikoff. En 1921, il devient directeur de l’ancêtre de l’Institut Vavilov, le Bureau de botanique appliquée de Petrograd (Saint-Pétersbourg). Cinq ans plus tard, le prix Lénine lui est décerné pour ses travaux sur la géographie des plantes et ses recherches sur les centres d’origine des plantes cultivées et leur résistance aux maladies. Vavilov est président de la Société géographique d’URSS depuis cinq ans quand, en 1936, éclate à l’Académie des sciences agricoles un conflit avec le technicien agricole Trofim Lyssenko. Or, ce dernier a les faveurs des autorités, pour ses travaux mensongers sur la « vernalisation », une technique qui consiste à refroidir les blés pour qu’ils soient plus précoces. En 1940, Vavilov est arrêté pour espionnage et trois ans plus tard, il meurt de faim en prison, à Saratov, sur la Volga. En 1967, l’institut prend son nom, après sa réhabilitation dans les années 1950.

Jeûne forcé pendant un siège de 872 jours

Hitler avait compris l’importance stratégique de la banque de semences. Il aurait entraîné un bataillon spécial à la prise du bâtiment, pour la récupérer intacte. Le siège de Leningrad a marqué la maison : 61 chercheurs ont préféré souffrir de la faim plutôt que manger les graines dont ils avaient la charge. Leurs portraits s’affichent encore, sur fond rouge, bien en vue dans l’institut.

Pour aller plus loin :

lundi, février 9 2015

La Carélie russe en hiver avec nos pumis... Part 1 : la préparation du voyage

Emplacement de la République de CarélieCarelie (Drapeau)

Introduction

La République Autonome de Carélie est située au nord-ouest de la Fédération de Russie, entre les bassins de la Mer Blanche et celui de la Mer Baltique. Elle est frontalière avec la Laponie (Une longue frontière la sépare de la Finlande à l'ouest sur 723 km). Son vaste territoire se compose presque intégralement de forêts. Ce que le vert n'a pas recouvert est dominé par le bleu. En effet, la Carélie où coulent 27 000 rivières compte 60 000 lacs. Parmi eux deux des plus grands lacs européens : le Ladoga et l'Onéga. La nature règne donc en maitre en Carélie. Les hommes sont ici moins nombreux que les ours, les lynx et les loups. Hormis Petrozavodsk (Петрозаводск), la capitale, ces premiers habitent des villages égayés de maisons et d'églises aux couleurs vives. On ne peut évoquer la Carélie sans parler d'un de ses trésors : Kiji (Kizhi). Cette ile, située sur le lac Onéga est célèbre pour ses chefs-d'œuvre d'architecture en bois. Le plus impressionnant est l'église de la Transfiguration du Sauveur et ses 22 bulbes.

Une région de lacs et de forêts

Il y a 60 000 lacs en Carélie dont les deux plus grands d'Europe : Le Lac Ladoga et le Lac Onega. Des lacs parsemés d’iles, la plus connue du Lac Onega étant l’ile de Kiji, célèbre pour son patrimoine architectural (constructions en bois) classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Environ 70% du territoire est couverts de forêts : conifères (sapins, pins) et bouleaux . Petrozavodsk (la capitale de la Carélie) est située à 425km de Saint-Pétersbourg.



Carte de la Carélie

La Carélie, une histoire riche...

On retrouve la présence dans la région de chasseurs et de pêcheurs russes venant de Novgorod dès le XIIéme siècle, ensuite la région est occupée par les Suédois puis annexée par la Russie en 1323. Pierre le Grand en 1721 installe ses fonderies d'armement à Petrozavodsk. Pendant la période de la Révolution russe de 1917, la région est déchirée par des combats entre les troupes finlandaises et russes. En 1920, un traité partage la Carélie entre une partie attribuée à la Finlande et l'autre, la Carélie orientale, à la Russie. Mais en 1940 les troupes soviétiques envahissent une partie de la Carélie finlandaise. En 1956, la Carélie bénéficie d'un statut de République autonome et le 13 novembre 1991, elle proclame sa souveraineté au sein de la Fédération de Russie.En résumé : Russe, suédoise, finnoise ... et désormais russe !

Les Caréliens

716 000 habitants (en 2002) vivent dans cette vaste région nordique, la densité est faible moins de 4 hbts au km2. La capitale régionale est la ville de Petrozavodsk (268 724 hbts en 2008), elle est située au bord du Lac Onega. Une population essentiellement russe à 68%, le Russe étant la langue officielle. La langue carélienne étant parlée par environ 10% de la population.

Les ressources économiques ?

Principalement, l'exploitation forestière avec l'industrie du traitement du bois (papier, meubles). Présence également de mines (zinc, mica, fer ...) et d'industries métallurgiques. Le tourisme aussi, surtout en été avec les croisières sur les les fleuves et les lacs et vers l’ile de Kiji. L'agriculture (pommes de terre, céréales surtout dans le sud de la région) est peu développée, le climat local n'y est pas vraiment favorable.

Le climat carélien ?

Des hivers froids adoucis par les masses d'air humide venant de l'Ouest d'où un enneigement abondant et un ciel souvent couvert. Février est le mois le plus froid avec des températures moyennes oscillants entre -10°C et -14°C (c'est pour cela que nous avons choisi ce moment pour nous y rendre!), les lacs et les fleuves sont gelés environ 5 mois par an. L'été est plus clément même si les températures n'avoisinent en moyenne que les 14 à 16°C en raison de la latitude nordique de la région.

Des sites web à consulter :

Нива-марш et la voiture pour aller sur l'ile en hiver : http://www.karelavto.ru/news/karel/... (si l'on ne veut pas prendre l'hélicoptère, l’hydroglisseur ou une motoneige! ;-) )
Les beaux sites touristiques de Carélie :http://www.russie-voyage.com/voyage...

Pétroglyphes à Peri Nos (lac Onega-Carélie-Russie)

  • Forêts et sanctuaires naturels de Carélie
    • Réserve de Kivatch
    • Réserve Kostomoukcha
    • Parcs naturels de Carélie
    • Parc national de « Paanajärvi »
    • Parc naturel de l’Archipel Valaamsky
    • Parc national de Vodlosersky
    • Parc national de Kalevalsky
  • Lacs et rivières de la République de Carélie
    • Le lac Ladoga
    • Le Lac Onego
  • Le festival de Kindasovo
  • La terre antique des Caréliens de Syamozero http://syamozero.ru/index.php?title... https://www.youtube.com/watch?v=S-a...
  • Les sites et les monuments du district de Pudozhsky
  • Le bouleau de la République de Carélie
  • Les pétroglyphes sur la rive orientale du lac Onego (Peri Nos, Besov Nos, Kladovets et Karetsky Nos)
  • Les pétroglyphes de la mer Blanche
  • Cathédrale de la ville de Kem
  • Kusovy, iles de la mer Blanche





Les Armoiries de la CarélieLa ville d'Olonets, qui s'appellera plus tard Petrozavodsk, devient le chef lieu administratif de la région d'Olonets

In english
Republic of Karelia

The Karelia Republic is located to the north of St. Petersburg and borders Murmansk Region in the north, Leningrad and Vologda regions in the south, Arkhangelsk region in the east and Finland in the west. Karelia covers 180,500 sq. km, which is 1% of the Russia’s total territory. Karelia is divided into 19 municipal districts.
The population of Karelia is 693 681 (2012) and the density of the population is 3.8 people per 1 sq. km. The average age of the population is 36.5 years. The capital is Petrozavodsk (population 282 000). Other “large” cities in the republic are Kostomuksha (32 500), Sortavala (20 200), Kondopoga, Segezha and Pitkäranta.
Nationalities in Karelia are: Russians 73.6%, Karelians 10%, Byelorussians 7%, Ukrainians 3.6%, Finns 2.3%, Vepps 0.8%. 37% of the population lives in the capital of the Republic Petrozavodsk.

Climate

The cold winter climate is modified by warm, humid air masses from the west, but incursions of Arctic air cause severe cold spells. During February, the coldest month, temperatures average 10 °C in the south and 14 °C in the north. Summers are short, cool, and susceptible to frosts, with average temperatures of 16 °C in the south and 14 °C in the north. Annual precipitation, mostly in the form of snow, varies from 400 mm in the north to 600 mm in the south, with snow cover in the Ladoga region accumulating to 1,000 mm. Average temperature in January 2005: 5.1 ° C and in July 2005: +17.0 ° C

Natural Resources

The largest part of the territory of Karelia is a hilly plain with evident traces of glacier. The wavy surface of the land keeps the traces of ancient mountains. More than 49% of the republic area is covered with forest (main species are pine and fur tree), 25% of the territory is watery surface. There are more than 60 thousand lakes and 27 thousand rivers in Karelia. The largest are the Ladoga lake (area is 17,7 thousand square km) and the Onega lake (area is 9,9 thousand square km). The largest rivers are: Vodla (400 km), Vyg, Kovda, Kem, Suna, Shuya. The total length of the rivers is about 83 thousand km.
More than 50 types of minerals, located in more than 400 deposits were discovered in Karelia. The minerals are: iron ore, vanadium, molibden, rare metals, diamonds, mica, construction materials (granite, marble, diabasis), clay, appatit-carbonate ore, asbest.

Economics

The Republic of Karelia has favorable economic-geographic location, it is situated near central highly industrially developed Russian and Western regions, has a developed water transportation system, and significant natural resources.
Mining, metallurgy, and timber working and processing are the major industries. Others include power engineering, machine building, and food processing. Iron ore, copper, mica, titanium, and pegmatite are the chief minerals mined.
Timber cutting and processing is the largest industry, producing saw timber, pit props, railway ties, paper and pulp, furniture, veneer, and prefabricated materials. Agricultural land occupies less than 3 percent of the total area, with much of this used for pasture to support dairy cattle and other livestock or to breed mink and blue polar foxes for fur. Fishing is important on lakes, rivers, and along the White Sea coast.
Karelia’s invaluable asset is its unspoiled environment, lakes and forests, as well as some outstanding monuments of architecture and history. According to Karelia officials, gross income from tourism was 1,25 billion rubles (approximately $40 million) in 2001.

Transport Infrastructure in the Republic of Karelia

The Republic of Karelia can be regarded as the transportation link between northwestern and central Russia, and the countries of Northern Europe. Karelia’s role as an important transportation junction is expected to grow even more after the completion of the Ledmozero Kochkoma railroad and the Petrozavosk Parikkala motorway, both of which are under construction. The pipeline from Shtockmanovskoye gas field could also be led through the Karelian territory.

  • Road : There is one Federal road in the Republic of Karelia, the 780 km long stretch of the St.Petersburg Murmansk motorway which is paved with asphalt. The main overland transportation axis in Karelia runs north-south along the eastern edge of the Republic, as a part of the national rail and road link between St.Petersburg and Murmansk.
  • Railway : A major railway from St. Petersburg to Murmansk crosses Karelia from south to north, with branches to all major towns. The railway is a link connecting the Urals with Finland and other Nordic countries. Carrying capacity of the new railway is 28 million tons annually. This railway aims to provide a short transportation route from Karelia to Finnish ports in the Gulf of Bothnia. The M18 national highway runs parallel to the railway and fairly close to it, both of them running via Petrozavodsk.
  • Air Connections : The main airport of Petrozavodsk, Besovets, is the destination of all international and federal flights to and from the Republic of Karelia. There were international links to Helsinki via Joensuu, as well as to Tallinn and Riga. Within the Republic of Karelia, seven airports has regular connections to Petrozavodsk. They included Sortavala, Kostomuksha, Kalevala and Pudozh.
  • Waterways : The Republic of Karelia also has two major waterways, one is the 227 km long White Sea Canal, which links Belomorsk on the White Sea with Poventsa at the northern tip of Lake Onega. For most of its length, it runs very close to the Murmansk road and railway axis, and gives access to most of the Karelian industrial centres. Another major waterway is the Volga Canal which is connected to the southern part of Lake Onega. It continues further to St.Petersburg and the Baltic Sea, passing along Lake Onega, down the River Svir, Lake Ladoga, and the Neva river.
Culture and education

Karelia is sometimes called "the songlands" in the Finnish culture, as Karelian poems constitute most of the Finnish national epic Kalevala.
The main tourist attractions in Karelia are Valaam, Solovki and Kizhi islands, Martsialnie Vody spa, largest in Europe plain waterfall Kivatch, national parks and protected natural territories. Kizhi islands alone hosted 120,000 tourists in 2001, half of which came from abroad.
Petrozavodsk State University is the largest educational institution in the European North of Russia and includes the following faculties: Faculty of History, Faculty of Forest Engineering, Faculty of Mathematics, Faculty of Medicine, Faculty of Baltic and Finnish Philology and Culture, Faculty of Industrial and Civil Engineering, Faculty of Agriculture, Faculty of Physical Engineering, Faculty of Philology, Faculty of Ecology and Biology, Faculty of Economics, Faculty of Law, Faculty of Political and Social Sciences. It also includes branches: Kola branch (Apatity, Murmansk region), Priladozhsky branch (Sortavala), Byelomorsk branch (Byelomorsk) and Kostomuksha branch (Kostomuksha), Educational centers in Segezha and Kondopoga. At present in the university there work more than 3600 teachers, faculty and staff members, there study over 19500 undergraduate and graduate students, every year more than 4100 students take training, re-training and professional development.
Karelian Research Centre of the Russian Academy of Sciences is also located in Petrozavodsk.

For more information please go to :

and also, to read :

vana talu Karelia

Sources of information :

mardi, janvier 20 2015

Бура́н (Buran) : la bête de somme du Grand-Nord russe ! ... et la promenade des pumis à Palsi talu!

http://www.russnegohod.ru/history.h...
http://buran.com.ru/buran.php
Si vous venez passer quelques jours de vacances en Estonie, dans notre petite ferme avec votre (vos) chien(s), vous pourrez conduire l'une des plus mythiques motoneiges!
Et nous aurons surement prochainement un traineau pour la promenade des toutous (pumi bien sûr!)
Vous pourrez également pratiquer le ski de fond et la randonnée en raquettes (matériel en prêt sur place :-) )

Buran devant le sauna à fumées à Palsi talu

Le Buran est cette légendaire motoneige soviétique capable de passer là où ses concurrentes japonaises ou canadiennes restent bloquées. Elle ne tombe jamais en panne et ne vous laissera jamais tomber dans la toundra. C'est le seul moyen de transport pour le Grand-Nord russe et il n'y a pas d'alternative.
Inspiré du Bombardier Ski-Doo canadien. Ce modèle SB-640 est produit à Rybinsk depuis 1971. La particularité de cet engin tient dans son large ski directionnel et ses deux chenilles motrices permettant d'obtenir une grande surface d'appui pour une faible longueur totale. C'est ce qui le rend si maniable à travers les buissons ou au bord des ravins. A l'origine il s'agit d'un véhicule strictement utilitaire destiner à la traction, tâche à laquelle il s'acquitte avec une grande facilité. Son moteur à faible taux de compression lui permet de consommer des carburants de mauvaises qualités (avec un mélange essence/huile 2T à 25:1!).
A Narian-Mar (une petite ville située à 110 km de la Mer de Barents) a même lieu chaque année une course, intitulée » Buran-Day », qui se déroule exclusivement au guidon du Buran (http://www.buran-day.ru/). Aujourd'hui, le Buran est surpassé par des machines plus modernes, considérée comme plus pratiques, mais à Ugut (à 150 km de Surgut), on considère que le Buran est comme le plus à même de passer dans la neige molle parce qu'il ne dispose que d'un seul ski directionnel.
Voici sur un blog russe un beau reportage sur cette légende : http://alexcheban.livejournal.com/1...
Parmi les photos illustrant ce reportage ne pas manquer une photo en noir et blanc prise lors de l'expédition Rybinsk - Narian-Mar' Vorkouta en 1974.

Texte : adaptation VG

Voir aussi : https://groups.yahoo.com/neo/groups...
Buran en action
Buran à Palsi talu
La bête est prête! Buran 640A à Palsi talu

jeudi, janvier 15 2015

pumi, vous pouvez conjuguer histoire et éducation...

Le "Cricket" du débarquement de Normandie

Historique du "Cricket"

C'est après le parachutage au-dessus de la Sicile en 1943 que le commandant Taylor, futur général commandant la 101ème division aéroportée américaine, réalisa l'importance de la communication au sein des unités parachutées en territoire ennemi. En effet, disséminés à de multiples endroits, des parachutistes isolés ont eu bien du mal à retrouver leurs camarades sans risquer de s'exposer aux tirs adverses.
Les Américains réutilisèrent le principe d'un jouet très répandu à l'époque et qui consistait en une lame ressort d'acier émettant un claquement une fois pressé. En effet, l'entreprise anglaise THE ACME a reçu la commande de plusieurs milliers de petits crickets en laiton de forme parallélépipédique, certains furent réalisés en laiton chromé.
Seule la 101ème Airborne Division a été pourvu de crickets, et uniquement les parachutistes de la division l'ont reçu en dotation quelques jours avant le 6 juin 1944. En plus de ce moyen de reconnaissance, un code vocal a été mis au point (valable les 24 heures suivant le déclenchement des opérations) : "Flash" (éclair), mot auquel il fallait répondre "Thunder" (tonnerre). Le deuxième jour, le code devenait : "Hustle"-"Along". D'autres moyens d'identification existaient : la fumée (colorée ou non), des panneaux, la lumière ou encore des drapeaux.
Les parachutistes étaient libres d'accrocher leur cricket où ils le souhaitaient. Certains l'ont gardé dans les poches de leurs vestes ou de leurs pantalons, d'autres l'ont accroché autour du cou ou encore à leur casque.
De nos jours, de nombreuses reproductions ont été produites et il n'est pas rare d'entendre les fameux "clic-clac" lors des cérémonies commémoratives en Normandie.
criquet Mauduit-Biard

Exemple :

http://www.mauduit-biard.com/fr/acc...
La vraie histoire de ce Cricket : complément d'enquête
Tout commence quelques jours avant le parachutage du 6 juin. Le Brigadier Général Maxwell D. Taylor commandant la 101st Airborne Division est inquiet de la grande dispersion de ses hommes dans le Cotentin. Le paysage est fait de prairie parsemé de haies. Pour lui, il est indispensable que ses hommes puissent se « reconnaitre » sans attirer l’attention de l’ennemi !
De plus, le dernier entrainement aux quels participèrent les hommes de la 101st, l’opération Eagle et la très grande dispersion de ces hommes prouvèrent au Général Taylor, qu’il lui fallait un moyen d’identification. Il décida, avec les membres de son QG, d’incorporer le jouet dans l’équipement du para.
Il lui en fallait plus ou moins 7500 pour équiper l’ensemble de sa division.
Ce petit objet est en laiton ou en fer et est muni d’une lame ressort. Cet objet, se plaçant entre le pouce et l’index clic quant on effectue une pression sur la lame et re-clic quant on la relâche.
Cet objet fut fabriqué par la firme « The Acme » fondé fin des années 1890 par un certain Joseph Hudson habitant en Angleterre. Le cricket fut inventé en 1926, au départ pour les chefs d’orchestres.
Il est faut de penser que toute les unités de parachutiste possédait le cricket. Seul la 101st en était doté. D’abord parce qu’il est impossible pour une firme de produire autant de cricket en si peu de temps. Deuxièmement, le Général Gavin, commandant la 82nd ne voulait pas s’encombrer de gadget inutile. De plus comme le dit le Général Gavin « on peut difficilement marcher toute la nuit, un cricket à la main, mais vous aviez toujours votre voix ». D’autres officiers de la 82nd trouvait que ce système était fait pour les amateurs, leurs troupes, n’en n’ont pas besoin. Il faut se rappeler que la 82nd avait déjà sauté en Sicile et en Italie. Enfin, tous les crickets retrouvés en Normandie sur des fouilles de crashs d’appareils proviennent de C-47 transportant des Paras de la 101st !
Donc contrairement à ce que nous raconte le filme de Zanuck. La 82nd ne fut jamais doté de cet objet

Fiche technique du "Cricket"
  • Pays utilisateur : Etats-Unis d'Amérique
  • Unité pourvue : 101ème Airborne Division
  • Hauteur : 15 mm, Longueur : 48 mm, Largeur : 25 mm
  • Utilisation : une pression sur une lamelle métallique émettant un "clic-clac" pour demander l'identification ; la réponse devait consister en une double pression sur la lamelle métallique soit deux "clic-clac".
Bibliographie :

Le Légendaire Cricket du Jour-J de Michel de Trez

mardi, décembre 23 2014

Joyeux Noël pour les merveilleux pumis... et n'oubliez pas...

N'oubliez pas :

tout regroupement de chiens en compagnie de leurs maitres est interdit

dans de nombreuses communes... Les chiens, et les maîtres, n'ont qu'à bien se tenir...

Le regroupement de chiens en compagnie de leurs maitres est interdit

Pumis, je vous engage à lire des commentaires éclairés sur la "crise" russe

Russie

Des commentaires d'un texte analyse du 22 décembre intitulé : "Russie : la crise en dit autant du chemin parcouru que du chemin restant à parcourir"

http://www.autoactu.com/ (site spécialisé Automobile)

Texte de l'Analyse du 22 décembre 2014 de Bernard Jullien, Maitre de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca : Analyse-Russie-la crise en dit autant du chemin parcouru que du chemin restant à parcourir (cliquez sur la sur-brillance ou visible en word dans l'annexe)

Voici, tiré de tous les commentaires, un point de vue très intéressant d'un homme ayant vécu et travaillé en Russie! :

Ce n’est pas impossible, en tous cas ça m’a effleuré l’esprit quand les gens ont commencé à dire que la chute du baril allait les mettre à genou.

La baisse du rouble permettait d’encaisser malgré l’effondrement du prix du baril, autant de roubles qu’avant ce qui ne changeait rien au niveau intérieur :

– le baril à 100 $ avec un dollar qui s’échange à 50 roubles = > 5000 roubles – le baril à 50 $ avec un dollar qui s’échange à 100 roubles = > 5000 roubles

Puis il suffit de refaire monter le rouble pour décrocher le jackpot.

Déjà là , je me suis demandée si les agresseurs de le Russie n’étaient pas des malades : La Russie ce n’est pas la Grèce, ni le Portugal ni l’ Espagne avec des dettes et des olives, les russes ont du répondant ( réserves de change, stock d’or, matières premières ).

Puis l ‘effondrement du rouble permettait à la Russie de racheter les roubles qui trainaient partout pour pas cher de chez pas cher avec leurs réserve de PQ, en dollars ( une super occasion de les refourguer avant que ça ne vaille plus rien ). Quand il y aura moins de roubles dehors en circulation et qu’ils obligeront les autres pays à payer ce dont ils ont besoin ( la Russie est riche en matières premières ) en roubles, le cours remontera forcément. Double jackpot.

Mais ce n’est pas ce qu’ils ont fait apparemment.

L ‘autre jour j’entendais Emmanuel Lechypre tout content d’annoncer un scoop , nous expliquer que la Russie était à genou : Toute son économie est basée sur le pétrole et le gaz. ( que dire alors des saoudiens et consorts qui n’ont que ça et du sable ? )

Déjà il faut voir dans quelle situation Poutine a pris les commandes de la Russie et voir où elle en est aujourd’hui. (Si Hollande en fait le 1/10 ème sur son quinquennat, on peut sortir le champagne ).

Je veux rien dire , mais :

1 : la Russie a une industrie militaire performante et vend des avions, des missiles, des sous marins, des armes sur toute la planète. Alors qu’en France on fabrique des avions tellement bien qu’on arrive pas à en vendre un seul et quand on arrive à vendre deux bateaux aux russes, il faut qu’on saborde la vente. Les Eurofighters de l’ UE étaient à nouveau cloués au sol, comme les F35 américains qui ont déjà englouti des milliards de $.

Qui trimbale nos chars, hélicos et VBI en Afghanistan, au Mali ou ailleurs ? Ce sont des Antonov russes ( Antonov fabrication ukrainienne qu’en adviendra-t-il ?)

http://www.nouvelordremondial.cc/2013/01/21/mali-moscou-promet-une-aide-militaire-a-la-france/

http://fr.rbth.com/mali_des_avions_russes_pour_loperation_serval

2 : la Russie a une industrie spatiale de haut niveau. Pendant des années ils ont assuré seuls la navette entre le Terre et le vaisseau spatial international.

Ils ont leur propre système GPS qui marche alors que les premiers satellites de Galiléo ont des pannes avant qu’on ait envoyé le lot complet, tellement on a explosé les délais, pour défaut de gouvernance au niveau européen.. ( leur lanceur nous a foutu dedans pour la dernière mise sous orbite, mais bon c’est les risques et ça coutait moins cher qu’ Ariane.. )

Ils prévoient d’envoyer des satellites de défense avec des radars perfectionnés.

3 : la Russie a une industrie nucléaire : elle vend des centrales à l’ Iran, à la Chine et bientôt à d’autres pays, alors qu’ Areva est en train d’engranger des pertes de plusieurs milliards de dollars en achetant des mines en Nabimie et au Niger qui ne produisent rien ! Plus le fiasco de l ‘ EPR.

Ce sont des secteurs Hi-Tech, donc ils ont une bonne industrie électronique et informatique. Demain c’est la robotique.

4 : la Russie a une bonne industrie du poids lourd : Kamaz a aligné huit victoires consécutives au Paris Dakar, détrônant la Slovaquie. C ‘est pas rien !

« La catégorie camion vivra pour la première fois sur le Dakar une étape marathon avec une halte dans un bivouac dédié. Cette séquence clé fera partie des difficultés à gérer pour Andrey Karginov et l’équipe Kamaz, qui dispose de nombreux atouts pour poursuivre sa domination sur l’épreuve. Mais ses rivaux, Gérard De Rooy en tête, sont à l’affut…

On ne voit que du bleu ! Dans le palmarès du Dakar, la catégorie camion vit au rythme donné par l’écurie Kamaz, dont le cheval d’argent s’est taillé la part du lion : 12 titres conquis sur les 18 dernières éditions. La victoire 2014 a même été complétée par un défilé de haute voltige des pilotes russes, puisque derrière Andrey Karginov, trois de ses collègues complétaient le Top 5. Pour ajouter à la qualité de la feuille de route de l’armada l’année dernière, les quatre pilotes en question affichaient une moyenne d’âge de 31 ans, qui valide parfaitement l’entrée dans l’ère post-Chagin… le Tsar a fait des petits dignes de porter le pédigrée. »

Qu’il y ait des choses à améliorer en Russie , notamment au niveau du financement des investissements des entreprises, je ne dis pas ( c’est l’héritage Eltsine ) mais on est encore bien plus mal barrés que les russes et ce n’est pas prêt de s’arranger avec la désintégration de l’enseignement dans nos écoles : la fabrique des crétins.

Pierre Dieuze, Le lundi 22 décembre 2014



Un immense merci à Pierre qui nous éclaire la Russie d'une façon très différente des caricatures idiotes de la Russie remplie d'ivrognes analphabètes. Les relations qu'entretiennent la France avec la Russie sont stupides. Il ne faut jamais humilier les Russes dont nous sommes d'ailleurs beaucoup plus proches culturellement qu'on ne nous le laisse croire. Encore merci Pierre.

Bruno HAAS, Le lundi 22 décembre 2014



Merci Bruno
y aillant vécu et travaille , je suis pris d un fou rire énorme lorsque je lis les "sonneries" de certains! Quand a la proximité, Vladimir Volkoff (grand prix de l' académie française en 1980) rappelait que nous sommes sur le même continent que Moscou (capitale de l univers pour ceux qui y ont vécu) est a 2900 kms conte 7000 kms a ouachingtonne.... c'est dire l'écart! Bon joyeux Noël a Tous!

Pierre Dieuze, Le lundi 22 décembre 2014



mercredi, novembre 19 2014

La Russie culturelle : le Samovar - самовар

Le samovar est inséparable de la culture du thé russe.

Plus qu’un objet du quotidien, un foyer et une source de chaleur, le samovar est un rituel associé dans la société russe à la convivialité que ce soit en famille, entre amis ou officiels.
Les premières traces du thé en Russie datent de 1567 : deux cosaques – Petrov et Yalychev – le citent comme un merveilleux breuvage chinois et décident d’en faire leur boisson favorite. Il faut cependant attendre la fin du XVIIe siècle pour que le thé devienne une denrée d’importation régulière vers Moscou.
Le thé ne fut d’ailleurs longtemps disponible que dans cette ville et resta, pendant presque deux siècles, l’apanage des Moscovites, que, par dérision, les Russes appelaient « les buveurs de thé » ou « les buveurs d’eau chaude ». Ce n’est qu’à partir des années 1850 que la consommation de thé se répandit dans tout l’empire et gagna l’ensemble des couches sociales.
Le thé, en Russie, est indissociable du samovar. Inventé au début du XVIIIe siècle dans l’Oural, cet objet, destiné à préparer le thé, ne s’est vraiment répandu qu’en même temps que la démocratisation du thé. Source de chaleur autour de laquelle se réunit la famille, le samovar est une sorte de grande bouilloire qui permet de maintenir plusieurs litres d’eau à la bonne température pour préparer le thé.
Le samovar est constitué d’un foyer, d’un grand récipient évidé en son centre et d’une cheminée. Dans le foyer, un brasier de charbon de bois est préparé et sert à chauffer l’air qui se trouve dans la cheminée qui le surmonte : ce système permet d’amener et de maintenir l’eau à une température constante. La forme du samovar est étudiée de façon à ce que l’on puisse entendre les différents stades de l’ébullition de l’eau : elle commence par « chanter », puis « bruire » et enfin « gronder comme la tempête ». C’est lorsque l’eau bruit, qu’elle est prête.
Un robinet, placé sur la paroi extérieure, permet de remplir aisément tasses et théières. La théière, dans laquelle un extrait de thé très concentré est préparé, est posée au-dessus de la cheminée, et est ainsi maintenue au chaud. Pour se servir, chacun verse dans sa tasse un fond de thé, qu’il rallonge d’eau chaude. Pour refroidir la liqueur, il arrive souvent que la tasse elle-même soit vidée dans une soucoupe et que l’on boive le thé directement dans ce deuxième récipient.

Samovar
Samovar
Samovar

Le thé est très présent dans la société russe et a même donné des expressions idiomatiques courantes : « pourboire » se dit, par exemple, « na tchaï » qui signifie « pour le thé ». Sur le plan social, la réunion autour d’une tasse de thé a revêtu diverses significations : de caractère intime et familial à l’origine, cette réunion est devenue par la suite un acte très socialisé dont la dimension mondaine et officielle occultait complètement la chaleur et le bien-être.
Aujourd’hui, boire un thé autour du samovar, c’est accomplir un geste convivial et chaleureux, comparable aux réunions familiales originelles, dont on peut trouver des descriptions dans toute la littérature russe du XIXe siècle et du début du XXe siècle. C’est un instant de partage, au sein de la communauté, pendant lequel tout le monde s’arrête un moment pour jouir du foyer et de la présence de chacun.

Samovar récents

texte : http://voyages.ideoz.fr/
Crédit photographique : Joel Kuhlmann

samedi, novembre 1 2014

PUMIS en France : Ne vous fier pas aux infos, lisez et comprenez : Le régime juridique des animaux reste inchangé !

L'Assemblée nationale le confirme : les animaux sont "doués de sensibilité"

La question du statut de l'animal a, pour le moment, été tranchée par les députés. Les animaux ne sont pas dotés d'un statut juridique propre. Mais ils sont désormais considérés comme "sensibles" et soumis au régime des biens corporels.

SYMBOLE

L'Assemblée nationale a adopté jeudi soir 30 novembre une disposition, déjà votée par les députés en avril, qui reconnait aux animaux la qualité symbolique "d'êtres vivants doués de sensibilité", rejetant les amendements écologistes pour aller plus loin ou ceux de l'UMP pour restreindre la portée de ce texte.

  • Sensible. Au terme d'un débat animé mais moins vif que lors du premier passage dans l'hémicycle, les députés ont voté l'article alignant le code civil, qui considère les animaux comme "des biens meubles", sur les codes pénal et rural qui les reconnaissent déjà comme "des êtres vivants et sensibles".

"Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens corporels", précise le texte de loi.

  • Pas de création d'une nouvelle catégorie

La mesure avait été critiquée aussi bien par certains défenseurs des animaux, qui estiment qu'elle est dénuée de portée pratique, que par la FNSEA, principal syndicat agricole, qui craignait qu'elle "ne remette en cause la pratique de l'élevage".
Mais le principal syndicat agricole français voit désormais dans la rédaction du texte un moindre mal, car les animaux ne se voient pas doter d'une nouvelle catégorie, entre celle des hommes et celles des biens, comme l'avait demandé une vingtaine d'intellectuels en 2013.

  • Les amendements écologistes ont été rejetés

L'écologiste Laurence Abeille, qui a parlé d'une "modification cosmétique" de la loi, a échoué à faire adopter deux amendements afin d'accorder un statut juridique aux animaux, notamment en stipulant qu'ils doivent bénéficier de conditions conformes aux impératifs biologiques de leur espèce et assurant leur bien-traitance.

  • Soutien

Elle a été vigoureusement soutenue par la socialiste Geneviève Gaillard, également membre du groupe de protection animale qui prépare une proposition de loi sur le statut de l'animal. Mais le gouvernement, la rapporteur PS Colette Capdevielle, l'UMP, et l'UDI ont désapprouvé les amendements écolos.

  • Le régime juridique des animaux reste inchangé

Un amendement, signé par plusieurs élus UMP et défendu par Guy Geoffroy, a également été rejeté. Il visait à réécrire l'article sur le statut de l'animal avec le motif affiché d'éviter tout "flou juridique susceptible d'être exploité par les détracteurs de l'élevage". "Cela viderait quelque peu le texte voté", a opposé la rapporteur. Le régime juridique des animaux reste inchangé et les règles régissant leur propriété continueront à s'appliquer"- a réaffirmé Colette Capdevielle, la rapporteure du texte.

Note :

Le Sénat devrait procéder à son tour à cette nouvelle lecture vers la fin novembre et devrait de nouveau rejeter le projet de loi.

L'Assemblée, qui a constitutionnellement le dernier mot, procèdera ensuite à une ultime lecture.

lundi, septembre 8 2014

Pour les pumis désobéissants qui vont à la Fête de l'Huma...

visuel Fête de l'Huma 2014 Amis désobéissants,
les 12-13 et 14 septembre prochains, c'est la Fête de l'Huma. Un moment important de visibilité pour les désobéissants et la boutique militante. Nous y aurons un stand, et du coup nous avons besoin d'y être nombreux à nous relayer pour ne pas nous épuiser et profiter quand même de la fête, de ses débats, de son ambiance, de ses concerts (Alpha Blondy, Bernard Lavilliers, IAM, Scorpions, Massive Attack, Yves Jamait...).
Voulez-vous vous joindre à nous ? En échange de quelques heures sur le stand un jour ou plusieurs, nous vous remboursons l'entrée, et c'est aussi l'occasion de se connaitre en dehors des actions...
Pour venir : xavier@desobeir.net
http://www.desobeir.net
http://fete.humanite.fr/

vendredi, août 29 2014

Un peintre français...peut-être pour votre pumi!

http://martialrobin.fr/

Les animaux restent les sujets d'inspiration principaux des dix dernières années de Martial Robin.
Plusieurs galeries d'Art le représente dans le monde :

A l'occasion de la Crufts 2014 (Birmingham, en mars dernier), Martial Robin a publié un ouvrage de qualité rassemblant une sélection de 70 œuvres de lévriers afghans. Le livre est disponible (25€).

Martial Robin peintures - header

Martial Robin peintures

  • email : robinmart@aol.com
  • Tél : +33 (0)6 80 26 87 57

jeudi, août 28 2014

Propriétaires de pumis, une présentation des races canines norvégiennes.

Norwegian Kennel Club Les races norvégiennes sont peu ou pas connues en France.
On y trouve du chien de berger et de garde et du chien de chasse.

Native dog breeds of Norway

  • Norwegian Buhund (Chien de berger et de garde), Standard FCI N°237, Group 5
  • Norwegian Elkhound Black (Chien d'élan norvégien noir) : best in hunting large game such as elk, moose and bear, Standard FCI N°242, Group 5
  • Norwegian Elkhound Grey (Chien d'élan norvégien gris) : idem, Standard FCI N°268, Group 5
  • Norwegian Lundehund (Chien norvégien de macareux) : for hunting puffins, Standard FCI N°265, Group 5
  • Halden Hound : for hunting hares and other plains quarry, Standard FCI N°267, Group 6
  • Hygen Hound : is an endurance hunter, Standard FCI N°266, Group 6
  • Norwegian Hound (Dunker) : for hunting hares, It was bred by Wilhelm Dunker, Standard FCI N°203, Group 6

Vous trouverez le descriptif de toutes les races norvégiennes (en anglais) en cliquant sur ce lien :
Native dog breeds of Norway

jeudi, juin 12 2014

Pour les pumis jardiniers, les plantes invasives à éviter.

There is as yet no quantitative estimate of the number of non-native invasive taxa in the aquatic and terrestrial environments of Europe. The EU funded DAISIE project aims to address this gap by bringing together European datasets via a network of international expertise to deliver the first pan-European inventory.

DAISIE.jpg

Une espèce invasive est une espèce exotique qui devient nuisible à la biodiversité autochtone. L'Europe a mis en place le programme DAISIE.

Les plantes envahissantes parviennent le plus souvent à s’installer dans des milieux déjà perturbés par les activités humaines, là où l’on a retourné la terre pour construire une route par exemple, cela crée des niches écologiques idéales pour ces espèces pionnières », note Guillaume Fried, ingénieur agronome expert des plantes invasives. « On ne connaît aucun cas d’espèce indigène totalement disparue à cause d’une plante invasive. Par contre, il y a des plantes déjà menacées pour de multiples raisons qui le sont encore plus à cause de plantes envahissantes », poursuit par ailleurs l’auteur du Guide des plantes invasives. Et qui introduit ces plantes ? Dans 40% des cas, ce sont des jardiniers... pour des raisons ornementales. Le plus souvent après les avoir achetées en jardinerie où aucune loi n’interdit leur vente ni n’impose d’étiquetage particulier. « Il faut se renseigner avant de planter », conseille Guillaume Fried.
Il a été identifié 100 espèces invasives exotiques dangereuses en Europe. Le site Web dédié aux espèces invasives permet de rechercher des informations sur les 8.996 espèces exotiques présentes en Europe, les 63 pays/régions dont des îles et 39 zones côtières. De plus pour les 100 espèces les plus dangereuses il y a des informations sur leur biologie, écologie, habitat, distribution géographique, les voies d’introduction, les tendances invasives, les impacts et les méthodes de prévention et de gestion.
Voilà donc la liste des plantes invasives à éviter :
Pour les plantes terrestres http://www.europe-aliens.org/specie...

http://www.europe-aliens.org/defaul...



Des plantes connues et vues régulièrement, ne sont pas à privilégier comme par exemple :

  • L’arbre à papillons (ou Buddleia de David) - L’alternative : Il peut être remplacé par le lilas de Perse
  • La Griffe de sorcière (Carpobrotus edulis) - L’alternative : Elle peut être remplacée par le gazon d’Espagne (Armeria maritima), ou par la Malcomie littorea
  • Le Rosier rugueux (Rosa rugosa) - une foultitude de variétés locales et/ou anciennes
  • La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum). Elle peut, en plus, être dangereuse pour la santé - L’alternative : Elle peut être remplacée par de très nombreuses espèces : la marguerite commune (Leucanthemum vulgare), la valériane (Valeriana officinalis L.), la salicaire commune (Lythrum salicaria) ou l’Anthémis des teinturiers (Anthemis tinctoria).
  • L’Herbe de la pampa (Cortaderia selloana) - L’alternative : On peut la remplacer par une autre plante exotique mais non envahissante : l’Ampelodesmos mauritanica.
  • La renouée du Japon (Reynoutria japonica) - L’alternative : Cette plante de parterres peut être remplacée par des centaines d’autres. Pensez à l’Achilée millefeuille qui lui ressemble et est en prime l’amie des composteurs ou encore à la consoude dont le purin fortifie les cultures.
  • Les plantes d’aquarium : « Certaines personnes rejettent le contenu de leurs aquariums dans le milieu naturel, ce qui permet à certaines plantes de s’y développer. Certains plans d’eau en sont totalement recouverts, ce qui réduit le taux d’oxygène dans l’eau et donc nuit à la faune voire conduit parfois à l’eutrophisation du cours d’eau », avertit Guillaume Fried. Sont visées notamment les élodées et le Lagarosiphon mayor.

vendredi, juin 6 2014

Palsi, place et cure de silence pour les pumis

Victime des pollutions sonores mais aussi de nos comportements, le silence disparaît. Pourtant, il révèle notre rapport à l'autre. L'anthropologue David Le Breton livre son regard sur ces évolutions.
David Le Breton est anthropologue et sociologue. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le silence et la marche. (1)

Terra eco : Dans vos livres, vous faites l’éloge du silence. Est-ce parce que nous vivons dans un monde de plus en plus bruyant ?

David Le Breton : Le bruit est de plus en plus permanent, oui. Les bruits des activités humaines nous entourent en permanence, à commencer par celui des voitures. On rajoute aussi du bruit, comme la musique d’ambiance dans les gares et dans les magasins ou dans les restaurants, au point que parfois il y a tant de bruits qu’on ne peut pas se parler. On vit dans un monde de bruit et le silence devient de plus en plus rare. Cette musique nous rassure, c’est vrai, mais l’omniprésence du bruit est néfaste, c’est un écran qui coupe le lien social, il empêche aussi la pensée, des études montrent par exemple que les enfants qui vivent dans le bruit réussissent moins à l’école.

C’est pour cela que nous cherchons de plus en plus à trouver ces silences, ces pauses ?

Oui, c’est la raison du succès prodigieux d’activités comme la marche, la méditation, le yoga et toutes ces choses qui permettent de plonger en soi-même pour s’éloigner du brouhaha. Ce sont des formes de résistances au bruit et au bavardage du monde contemporain.

Personnellement, à quoi vous sert ce silence ?

J’ai moi-même toujours été silencieux. Si je considère que je n’ai rien à dire je préfère me taire. J’ai donc grandi en étant toujours considéré comme « taiseux », et j’ai pu observer la gêne qui était suscitée autour de moi par cette réaction un peu à part. Paradoxalement, le silencieux est vu non pas comme quelqu’un de humble mais comme quelqu’un de négatif au regard du lien social. Plus tard, j’ai participé à des groupes de réflexion entre étudiants qui consistaient à ne penser et ne parler que du moment présent. Le résultat était des moments de silence qui pouvaient durer très très longtemps. J’ai vu alors, en tant qu’anthropologue, la puissance du silence. Le silence permet de révéler beaucoup de choses, il montre notre rapport à l’autre, il montre toutes les constructions sociales dont nous sommes l’objet et auxquelles nous participons. Certaines personnes ne le supportaient pas et devaient quitter la pièce, parce que le silence les angoissait ou rappelait la mort de proches.

Vous dites donc à la fois que le silence peut déranger mais aussi qu’il y a trop de bruit ?

Ce n’est pas contradictoire. Pensez aux personnes bavardes. Le bavard est celui qui ne laisse pas de silence, qui parle tout seul, on a même l’impression qu’on est interchangeable face à lui. Mais même les gens bavards peuvent être incommodés par le bruit ! L’important c’est de pouvoir choisir et alterner. Le silence est aussi quelque chose de très relatif selon les personnes et les sociétés. Il y a par exemple des sociétés où l’on est capable de rester silencieux pendant très longtemps. Il y a beaucoup d’anecdotes d’ethnologues qui racontent s’être assis avec des Amérindiens, avoir posé une question et avoir été déboussolé d’entendre la réponse une heure après seulement. Certains enfants amérindiens sont donc assez mal à l’aise dans les classes quand les professeurs posent des séries de questions juste pour susciter la participation. A l’inverse, il y a des sociétés où l’on parle sans arrêt. Au Maghreb, on voit parfois des conversations interminables. La communication sert à la reconnaissance mutuelle. Elles disent : « Je suis content que tu sois là, tu es content que je sois là ». Nous, nous sommes à mi-chemin entre ces deux cas. Le silence dans une conversation nous gêne, on a peur de laisser penser à l’autre que sa parole ne nous intéresse pas. On ne sait plus où mettre ses yeux, on se sent maladroit, on se sent mis à nu et vulnérable. C’est la fameuse formule « Un ange passe » qui est utilisée de manière extrêmement conventionnelle et rituelle et qui permet de relancer la conversation après un rire.

Nos conversations manquent-elles aussi de silence ?

Les conversations deviennent envahissantes, à cause notamment des portables. C’est très frappant, faites-y attention dans la rue, il y a toujours une personne en train de téléphoner ou d’envoyer un SMS. La parole déborde dans l’espace public. Beaucoup de personnes mangent avec leur portable posé sur la table. Mais la parole téléphonique n’est pas celle de la conversation, elle est plus insistante, la voix accentue certains mots. Si deux personnes autour de vous parlent, cela vous gênera moins que si une seule est en train de discuter au téléphone. Henry David Thoreau se demandait (Dans Walden ou la Vie dans les bois, ndlr) ce que les gens allaient trouver à se dire quand est arrivé le télégraphe. La réponse, nous la voyons encore mieux avec l’usage du téléphone portable, il ne sert pas à se dire quelque chose mais à la reconnaissance sociale. J’ai eu la chance de grandir à une époque où l’on attendait la lettre pour avoir des nouvelles de quelqu’un. Ce qui était très précieux se banalise aujourd’hui. Quand un couple se retrouve le soir il peut y avoir un vrai plaisir à se raconter ce qu’on a vécu, ce qu’on a ressenti. Se donner des nouvelles toute la journée peut nous priver de ce plaisir. On perd un peu de sens et d’émotion au profit de la sécurité.

(1) Du silence, (Editions Métailié, 1997). Marcher. Eloge des chemins de la lenteur, (Editions Métailié, 2012)

Rédacteur : Thibaut Schepman à TerraEco http://www.terraeco.net/


Le silence est un véritable ami qui ne trahit jamais - Silence is a true friend who never betrays
Pour vous ressourcer dans un cadre serein, avec vos pumis (et vos autres compagnons), vous pouvez prendre contact :
Palsitalu OÜ
Võrumaa, Meremäe vald, Palsi talu
65319 Miikse küla
Estonie
Tél maison +372 7860220
Mobile +372 56699386

mercredi, avril 30 2014

Amis pumi : Un livre pour les vacances du 1er mai

Éloge de l’anormalité ou "Never surrender"

LE CERCLE+ http://lecercle.lesechos.fr/
Les ouvrages "la crise, la crise de l'euro, la crise de l'endettement etc" se multiplient. Nos intellectuels aiment à donner des conseils au passé et à refuser ses chances à l'action. "Trop vulgaire! laissez-nous penser...". Le livre de M. Pigasse est un coup de fouet à l'attelage. Encore quelques-uns et avec de la chance, il ne versera pas! et aussi un coup de poing... contre les autres!

Chronique d’Éloge de l'Anormalité, Mathieu Pigasse. Plon éditeur.
écrite par Pascal Ordonneau, ancien PDG d'HSBC Invoice Finance

«La Grèce affichait le plus bas taux de suicide de toute l’Union européenne avant la crise. Ce taux a doublé depuis. Tout comme le nombre d « homicides, le nombre de vols ou le taux de prévalence du sida sous l’effet conjugué de la consommation de drogues parmi les jeunes …» ce ne sont pas les premiers mots de Mathieu Pigasse, mais ils auraient pu l’être !

Plutôt que de commencer cette chronique par tout ce qui fâche Mathieu Pigasse, il vaut de mettre en valeur le pourquoi de son livre et des mots forts, durs, parfois violents qu’il utilise. C’est un livre passionné, c’est une évidence. Un livre qui porte une passion, celle qu’il éprouve pour la France. C’est rare ! En général, les vrais intellectuels ont une préférence pour les autres pays sanctifiés sous forme de «modèles». Mathieu Pigasse n’est pas un vrai intellectuel ! Son autre passion : l’action ! Entre fonctionnaires rentiers et confortablement assis et chefs d’entreprises ou rockers qui se jettent dans le risque, l’incertain et la création ses préférences ne vont pas aux premiers.

Un passionné qui a reçu une douche froide : « L’arrivée de la gauche au pouvoir en juin 2012 m’a fait passer de l’enfance à l’âge adulte. Je croyais en la politique, je considérais qu’elle était engagement et courage, qu’il était possible par l’action de transformer les choses, de changer la vie. Ces espoirs se sont évanouis, la part de rêve a disparu. Dix ans d’attente, de combat, pour rien». Un livre de combat donc, contre la passivité, les compromis et l’illusion de la « normalité ». Parmi les mots forts de l’auteur : «Redonner l’envie » et de dénoncer la responsabilité de la Gauche, son repli sur elle-même et le refus du réel…. Cette faillite terrible n’avoir pas su (re)penser le monde à l’aune du marché.»

«La noblesse de la politique est de donner une voix aux sans-voix». Et non pas de s’acharner à «coller» à la vulgate néo-libérale dont il est clair qu’elle a dramatiquement failli. C’est l’obsession de l’équilibre qui a fait venir l’extrême droite au pouvoir en Allemagne et non pas l’hyperinflation qu’évoquent sans cesse Angela Merkel et les représentants de l’Allemagne dans les différentes instances européennes: «Quand Heinrich Brüning forme son gouvernement, 3 millions d’Allemands sont sans emploi… deux ans plus tard…l’Allemagne compte 6 millions de chômeurs. …Pour relancer l’activité et se retrouver en position de force face aux autres nations européennes, I’ Allemagne de Brüning va mener une politique déflationniste et de retour à l’équilibre budgétaire».

Que faut-il à la France pour sortir d’une situation où notre potentiel de croissance est durablement nul ? Ne plus laisser les «professionnels de la politique» dicter leurs lois et s’imaginer qu’on décrète la croissance. Rassembler les ingrédients que sont les puissants atouts de la France : «Ils viennent pour une part de notre histoire – nous avons hérité d’un statut, d’une langue parlée sur tous les continents, d’un rayonnement culturel -, mais ils sont également objectifs. Il existe une suprématie française, une French touch, qui va des mathématiques à la musique, en passant par les entreprises du CAC 40 leaders mondiaux dans leur secteur.»

L’action gouvernementale doit s’appuyer sur une démographie encore solide et refonder un système éducatif dont dépendent productivité et créativité. Il convient ensuite de «réinstitutionaliser» la France, en supprimant l’ahurissant empilement de structures administratives. Une révision en profondeur des systèmes sociaux s’impose. Ils trouvent leur racine dans les besoins exceptionnels d’une société en état de reconstruction au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ces temps sont passés «Un couple qui gagne 150 000 euros par an a-t-il besoin de toucher 128,57 euros par mois pour élever ses deux enfants ?». La fiscalité ne favorise que l’édredon des pensionnés et des fonctionnaires et ne stimule que l’épargne sans risque. Plutôt que de stimuler l’investissement elle le pénalise en surtaxant les bénéfices des entreprises et tout particulièrement les bénéfices des PME. La législation sur la durée du travail doit être revue.

«La France a cette caractéristique unique au monde d’être un petit pays par sa superficie et sa population, sans ressources naturelles, mais d’avoir des entreprises qui occupent les tout premiers rangs mondiaux dans nombre de secteurs clés». Dans un monde qui va très vite, elle est en train de perdre du terrain sur de nombreux aspects technologiques.

Mathieu Pigasse demande à la France de prendre de fortes initiatives en matière européenne à commencer par celle d’abandonner toute naïveté vis-à-vis des «normes anglo-saxonnes» qui ne sont présentes et poussées en avant par les intérêts et les politiques américaines et néo-libérales et pour leurs seuls profits.

Un axe Franco-Allemand doit être ré-institué, car la France ne peut se concevoir hors de l’Europe et l’Europe ne peut se vouloir sans une volonté commune des Allemands et des Français. Mathieu Pigasse est un réaliste : c’est-à-dire un optimiste actif et ses propositions pour la France s’inspire d’une réflexion qui traverse tout son ouvrage : «II est extravagant que les Français soient plus pessimistes sur I’ avenir de leur pays que les Afghans ou les Irakiens le sont pour l’avenir des leurs.»

Quelques Citations extraites de "Éloge de l'anormalité" Matthieu Pigasse - éloge de l'anormalité - chez Plon (les numéros correspondent aux pages de l'édition)

  • 10. " Les normaux sont les seuls disposés à laisser les choses en l’Etat, écrivait Cioran dans Histoire et Utopie ; ils se bornent au présent et s’y installent sans regrets ni espérances."
  • 31. Autrement dit, une diminution de 1 % du PIB des dépenses publiques entraîne une baisse du PIS lui-même supérieure à 2 %. Concrètement, l’ajustement budgétaire de 6 à 7% réclamé à la Grèce sur une année a ainsi entraîné une baisse de plus de 15 % de son PIB.
  • 59. Le marché est un fait et une nécessité. Il n’y a pas de démocratie sans marché et il n’y a pas de marché sans démocratie. C’est la leçon de la chute du mur de Berlin et de l’échec des économies planifiées. Mais il ne faut pas laisser les marchés seuls face à eux-mêmes : ils ne s’autorégulent pas, ils s’autodétruisent.
  • 65. La mondialisation…ne se confond pas avec la globalisation économique…C’est une erreur idéologique majeure de confondre les deux. La mondialisation est bien plus vaste. Elle concerne toutes les dimensions de l’activité humaine. Elle signifie que le monde est désormais fini, clos. II forme un tout, que nous pouvons appréhender dans son ensemble. Il n’y a plus d’inconnu.
  • 81. Il faut tordre le cou aux théories délirantes et réactionnaires prônant la décroissance. Elles émanent d’enfants gâtés et égoïstes, qui veulent refermer la porte de la prospérité derrière eux. Ce n’est que lorsqu’on a tout que l’on peut ne plus rien souhaiter avoir.
  • 100. La politique du coup de menton est inutile et contre-productive. C’est celle du coup de main et parfois du coup de poing qu’il faut mener. Non pas contre nous-mêmes, mais contre les autres.
  • 114. Dans ce monde éclaté, il appartient tout d’abord à l’Europe de s’organiser comme puissance. Si elle devient une grande Suisse, elle sera dépendante et appliquera les règles décidées par d’autres…
  • 129. Communiquer n’est pas gouverner. C’est l’inverse qui est exact : gouverner c’est aussi communiquer.
  • 141 . «Il faut choisir : se reposer ou être libre» (Thucydide).
  • 148. « Do it yourself : agis par toi-même : …C’est le principe cardinal du mouvement punk, qui s’applique à tous les domaines de la vie. Il signifie que tout est possible, que l’on peut tout faire soi-même et par soi«. No fear no Iimit ..
  • 150. Never surrender – Ne te rends jamais Dans ce combat, il ne faut jamais se rendre. ( plutôt mourir debout que vivre à genoux », disait Albert Camus. L’échec est possible, probable, mais il faut se relever et poursuivre sans relâche.
  • 186. Nous vivons des temps de crise, exceptionnels de gravité. « Notre monde n’a pas besoin d’âmes tièdes, il a besoin de cœurs brûlants», (Camus). Chassons la normalité, renouons avec l’exceptionnel.

mardi, avril 22 2014

Database sur les plantes

MULTILINGUAL MULTISCRIPT PLANT NAME DATABASE

The distributed database M.M.P.N.D. and closely related sites

Voici une database vraiment intéressante, qui nous vient d'Australie.
Vous pourrez y trouver le nom courant d'une plante (certaines plantes en de nombreuses langues!) à partir du nom savant (Classification de Cronquist de 1981 ou APG III de 2009), et plein d'autres choses encore!

http://www.plantnames.unimelb.edu.a...

Note : Je vous indique certaines autres database interessantes, et qui concernent le monde végétal (description, lutte contre les maladies, etc..), mais aussi animal, comme par exemple :

mardi, avril 1 2014

Pumi family, voici une encyclopédie pour votre jardin

Jardin! L'encyclopédie

Le printemps est là, vous avez peut-être besoin d'aide pour mieux connaitre certaines plantes.

http://nature.jardin.free.fr/
Et n'oubliez pas, la préservation de la BIODIVERSITÉ offerte par la Nature doit être une priorité

Un forum a été créé pour permettre aux Jardiniers qui le souhaitent de partager leurs graines, leurs bulbes, leur savoir-faire, et ce, dans le but de contrecarrer les plans de nos chers amis des lobbys industriels si souvent dénoncés par nos soins sur notre blog, et rappelez-vous la décision de la cour de justice européenne de ne commercialiser que les semences inscrites aux catalogues officiels…
Ce forum est tenu par des bénévoles, tous les échanges sont et doivent rester gratuits et sachez qu’aucune tentative de commerce n'est tolérée.
Prêt à entrer dans la communauté des Brindherbes ? Alors à vos échanges !!

* Nouvelle adresse http://lesbrindherbes-100-racines.o...
* Archives http://brindherbes-100-racines.xooi...

Une petite citation de printemps :
Plutôt mourir debout que vivre à genou! Il n'y a que la liberté d'agir, de penser qui soit capable de produire de grandes choses.( JEAN LE ROND D' ALEMBERT)

vendredi, janvier 10 2014

Votre pumi est beaucoup plus "ecolo" que vous!

« Pour un T-shirt de 200 grammes, nécessitant près de 250 grammes de fibres en raison des chutes de transformation, une surface cultivée pendant un an de 5 mètres carrés est nécessaire », explique Gérard Bertolini (retraité, ancien directeur de recherche en économie (CNRS), email : gerardbertolini@gmail.com), dans une étude passionnante publiée dans Courrier de l’environnement de l’INRA n° 59, d'octobre 2010 (Institut national de la recherche agronomique) :
"Bénéfices et coûts – économiques, environnementaux et sociaux – dans le cycle de vie d’un produit mondialisé -Le cas d’un tee-shirt en coton" de Gérard Bertolini
Vous avez directement accès à l'étude en cliquant sur ce lien (ou en la consultant dans l'annexe) :
Courrier de l’environnement de l’INRA n° 59, octobre 2010 - "Bénéfices et coûts – économiques, environnementaux et sociaux – dans le cycle de vie d’un produit mondialisé : le cas d’un tee-shirt en coton" par Gérard Bertolini

pumi_dark_tshirt : http://www.cafepress.com/mf/15083587/pumi_tshirt?productId=80856126
Comptez le nombre de T-shirts dans votre armoire : parions que certain(e)s d’entre vous ont utilisés comme place l'équivalent d'une jolie ferme !

"J’appelle à voir dans tout objet susceptible d’être acheté un déchet en puissance, suivant une vision un peu pessimiste mais préventive, et à voir dans tout déchet une ressource potentielle. Le réemploi, la récupération et le recyclage créent de l’activité, de l’emploi, et de la valeur ajoutée."

Gérard Bertolini

“Nul ne commit de plus grande erreur que celui qui ne t rien en prétextant qu’il ne pouvait faire qu’un petit peu” (philosophe irlandais dont je n'ai pas le nom!). Les petits ruisseaux font les grandes rivières, si la pente s’y prête.

mercredi, janvier 8 2014

Technique : Comment construire un "rocket mass heater and stoves" pour votre pumi

L’hiver arrive bientôt!?

On peut traduire rocket mass comme poêle à bois réfractaire (!?), c'est une technique beaucoup employée par chez moi etqui a été conçu pour (ou par!) les pays "en voie de développement" qui ne peuvent utiliser que les matériaux avoisinants. L'enveloppe est en matériaux fournis par la nature, et l'excès d'air (mais pas trop!) permet une double combustion.
On obtient une combustion propre , et un brûleur haute performance en utilisant une majorité de matériaux recyclés et / ou naturels, tels que de la terre cuite . Et cette technique permet de réduire de 80 à 90 % la consommation de bois de chauffage par rapport au chauffage d'un même espace avec un poêle à bois en métal .
Contrairement aux techniques habituelles, le rocket mass peut être construit par n'importe quel amateur de maçonnerie de base sans avoir besoin de capacités d'ingénierie . Le seul problème avec ce projet est la difficulté à obtenir un permis de construire , parce que fondamentalement, probablement aucuns fonctionnaires en France savent ce qu'est un "rocket mass" .De nombreuses collectivités ont des codes du bâtiment et donnent des permis pour les foyers de masse (insert) , de sorte que vous pourriez avoir besoin pour traiter votre rocket mass comme un foyer à insert . Soyez averti que, sans un permis , vous pouvez annuler votre police d'assurance- incendie !
Le chauffage du rocket mass fonctionne sur des propriétés similaires à un insert ouvert. L'oxygène nourrit le feu et la grande chaleur obtenue brulent les gaz volatils et la plupart des particules , laissant très peu de pollution , et transforment pratiquement tout le combustible en énergie . Un peu de fumée est libéré au cours des premières minutes de l'allumage du foyer , jusqu'à ce que la température dans la chambre soit suffisamment chaude pour brûler les gaz de combustion ainsi que le bois . La différence majeure entre un poêle de masse et un rocket mass , est que le poêle rocket mass a une chambre de combustion en forme de L ou J - isolée qui force le feu à brûler horizontalement . Le feu frappe alors un angle de 90 degrés à la fin de la chambre, ce qui provoque une forte turbulence à lever une colonne montante de chaleur isolée. La colonne montante de chaleur se trouve dans un baril ou dans une chambre secondaire qui s'étend de quelques centimètres au-dessus de la colonne montante interne , les gaz ascendants chauds frappent le haut de la chambre secondaire , donnent une partie de leur chaleur et retombent alors sur les côtés de la chambre plus grande. L'échappement est ensuite dirigé à travers la tuyauterie de ventilation , généralement situé dans un banc , qui va absorber les derniers vestiges de la chaleur . Les rocket mass d'aujourd'hui emploient souvent du torchis , mais il n'y a aucune raison pourquoi vous ne pouvez pas construire un banc de briques , pierres, carreaux de maçonnerie . Le gaz de combustion finale qui échappe à la sortie est essentiellement de la vapeur d'eau . Comme lors de la combustion de l'hydrogène qui se transforme en vapeur d'eau.

C'est assez simple à construire : Pas de porte,le bois coupé en 1m ou plus, le plaisir de voir le bois descendre doucement, sans compter les avantages de l'inertie... Trop d'excès d'air refroidit le feu et devient alors néfaste. il faut trouver un compromis. Si le magasin à bois est carrossé, c'est plus facile, et il n'est pas obligé d'y mettre beaucoup de bois. Dès l'instant où un lit de braises est là, on peux y mettre juste une buche. L'espace autour étant grand, non carossé on a un grand afflux d'air, alors que carrossé on peux le maintenir à une valeur raisonnable. on peut aussi imaginer une simple tôle qui réduirait la taille du trou de chargement... et pourquoi pas, une vitre pour voir les flammes !
Plein d'exemples sur les sites web... dezs pays de l'Est, canadiens, etc...

Rocket mass : dessin tiré de http://www.systemed.fr/forum-bricolage/fabrication-d-un-poele-bois-refractaire-t9419-70.html

mardi, décembre 3 2013

Les capacités de perception des plantes, Interview de Bruno Moulia par Terraeco.net

Vous ne regarderez plus jamais les plantes de la même manière. Elles sont sensibles, bavardes et dotées d'une très bonne « vision », assure le chercheur Bruno Moulia.
Des découvertes qui pourraient même changer nos assiettes.

Interview

Bruno Moulia en train de penser... Bruno Moulia est directeur de recherche à l’Inra (Institut national de recherche agronomique) dans l’Unité mixte de recherche « Physique et physiologie intégratives de l’arbre forestier ou fruitier ». Il a participé à plusieurs études prouvant les capacités de perception des plantes, notamment l’une, datant de décembre dernier, qui a permis de comprendre que les plantes sont capables de percevoir leur propre forme et d’adapter leur croissance et leurs mouvements en fonction.

On pense souvent que seuls les hommes et les animaux sont dotés d’intelligence et de capacité de perception. Les plantes, elles, sont vues comme des êtres vivants mais inertes.Vos travaux démontrent le contraire.

Peut-on dire que les plantes ont, elles aussi, une forme d’intelligence ?

Bruno Moulia : Vous assimilez intelligence et perception, comme on a souvent tendance à le faire. Mais on peut tout à fait recevoir des informations de son environnement et y réagir sans aucune intelligence. Quand un médecin frappe avec un petit marteau sur votre genou vous tendez la jambe, c’est un réflexe systématique, votre intelligence n’y est pour rien. Parler d’intelligence est donc peut-être exagéré pour les plantes. Mais il est sûr qu’elles sont dotées de capacité de perception et de réaction étonnantes.

Comment est-ce possible alors qu’elles n’ont pas, comme nous, de cerveau ?

Les plantes n’ont bien sûr par de sens comme les nôtres, mais elles ont des capacités qui s’en approchent. La vision est un bon exemple. Nous sommes capables de voir grâce à des pigments de nos yeux qui sont sensibles à la lumière. Les plantes ont, elles aussi, des pigments de ce type, qui sont répartis sur l’ensemble de leur surface. Elles parviennent ainsi à très bien distinguer la couleur bleu, ce qui revient à pouvoir « détecter » les sources de lumière autour d’elles. Et elles parviennent ensuite à faire un mouvement réflexe pour se tourner vers la lumière. Vous pouvez faire le test, c’est très flagrant avec les plantes d’appartement que l’on place près d’une fenêtre.

Et ce n’est pas tout. Elles ont aussi une autre capacité très originale que nous n’avons pas, c’est un pigment qui leur permet de savoir si elles reçoivent plus de rouge sombre que de rouge clair ou inversement. Et c’est très important ! Je m’explique. Les végétaux réfléchissent beaucoup le rouge sombre et absorbent presque totalement le rouge clair. Donc une plante qui reçoit une lumière avec beaucoup de rouge sombre et très peu de rouge clair peut savoir qu’une autre plante se trouve près d’elle. Si c’est l’inverse, c’est que leur voisin n’est pas un végétal. On a montré qu’elles peuvent le faire jusqu’à cinq mètres de distance. Et qu’elles peuvent, par exemple, augmenter leur croissance vers le haut avec anticipation pour capter plus de lumière que leurs voisines.

Peut-on parler là d’une forme de communication entre les plantes ? Y a-t-il d’autres exemples ?

Tout à fait ! Pour le montrer, on raconte souvent l’histoire des antilopes koudous d’Afrique du Sud. Ces animaux se nourrissent de feuilles d’acacias et les humains les ont toujours chassés pour se nourrir. Dans les années 1980, les zootechniciens ont tenté de créer un élevage d’antilopes et les ont donc placées dans un enclos avec une quantité d’acacia suffisante pour les nourrir. Mais, très vite, les antilopes sont mortes de faim alors qu’elles avaient le ventre bourré de feuilles ! Les techniciens ont fait appel à des botanistes et ont fini par comprendre. Quand il est secoué, l’acacia produit du tanin qui rend ses feuilles indigestes. Mais il produit aussi du gaz éthylène qui fonctionne comme une alerte, c’est-à-dire que tous les arbres qui le détectent fabriquent eux aussi du tanin. En liberté, les koudous contournent cette astuce en se dirigeant dans le sens inverse du vent pour brouter. Dans cet enclos, ce n’était plus possible. Cette histoire montre que les plantes sentent quand elles sont touchées, et qu’elles peuvent aussi détecter certaines odeurs et même s’envoyer des messages d’alerte. On a cru que cette histoire était une exception exotique mais en fait toutes les plantes le font. On le voit dans notre laboratoire, où l’on doit isoler les plantes quand on mène des expériences.

Ces découvertes sont très récentes. Comment expliquer qu’on n’ait pas perçu ces réactions plus tôt ?

Parce que notre propre système de perception n’en est pas capable ! Certaines plantes ont des réactions plus rapides, comme le Mimosa sensitiva qui se referme si on le touche. Mais elles étaient vues comme des exceptions, on les mettait dans des cabinets de curiosité. Tout a changé avec le cinéma, qui nous a permis de filmer les mouvements des plantes et de les montrer en accéléré (Voir ici la plus ancienne utilisation du cinématographe pour l’étude cinématique des mouvements de croissance, œuvre du botaniste et biophysicien allemand Wilhelm Pfeffer entre 1898 et 1900 ou encore la vidéo réalisée en 2012 par le vidéaste Daniel Csobot que nous diffusons ci-dessous, ndlr). On s’est alors peu à peu rendu compte que les plantes bougent, sentent et réagissent et que c’était simplement nous qui n’étions pas capables de les voir. Aujourd’hui on peut aller beaucoup plus loin, on peut mesurer et quantifier ces mouvements, on peut aller regarder les gènes qui sont impliqués... Dans notre laboratoire, cela nous a permis de voir que les plantes savent très bien percevoir le vent et son intensité. C’est très important puisque le vent est un énorme danger pour elles. Si elles sont exposées au vent, elles vont s’adapter et limiter leur croissance en hauteur, augmenter leur croissance en diamètre et donc être plus trapues.

Ces découvertes peuvent-elles être appliquées à l’agriculture ? Et permettre de trouver des méthodes plus durables ?

Je l’espère. Le vent est justement un gros problème agricole et forestier. On estime que dans le monde 10% à 20% du rendement des blés est perdu à cause du vent. Pour lutter contre ce phénomène, on a sélectionné pendant des décennies des plantes plus petites, on a choisi des nains génétiques. Mais ces espèces plus petites ont donc également des racines plus courtes et peuvent puiser moins loin les ressources du sol. Ce n’était pas un problème tant qu’on leur donnait des engrais à tire-larigot mais vu les conséquences économiques et environnementales c’en est devenu un. Vu qu’on ne savait pas que les plantes perçoivent le vent quand on a fait ces sélections, on a peut-être délaissé des espèces capables de se renforcer face à lui. On pourrait essayer de faire de nouvelles sélections avec ce critère. De même, nous avons beaucoup travaillé sur la capacité des plantes à se tenir droites et à se redresser. On pourrait aussi sélectionner les plantes les plus résilientes.

Des travaux de ce type ont-ils commencé ?

Non, pas à ma connaissance, tout cela est très récent. Par contre ces découvertes nous ont permis de travailler sur des méthodes de culture des rosiers avec moins de produits chimiques. Quand ils sont produits en serre, les rosiers poussent plus haut et sont plus fins parce qu’ils ne sont pas stimulés par le vent. Jusque-là, on compensait avec des produit chimiques. Mais nous sommes parvenus à de bons résultats en faisant passer régulièrement une barre de métal sur le haut de la plante pour la fléchir. On arrive ainsi à contrôler la taille et même le nombre de fleurs.

L’agriculture moderne a donc été conçue en méconnaissant de nombreuses capacités des plantes ?

La prise de conscience est très récente, oui. Quand j’ai commencé à travailler sur ces sujets à la fin des années 1990, beaucoup de gens étaient très sceptiques. Mais les récentes découvertes ont fait évoluer les esprits. Elles changent radicalement notre vision des plantes, c’est une petite révolution. Ça va conditionner notre manière de les cultiver mais ça va encore au delà, les relations qu’on a avec les plantes vont être changées. On ne peut pas se contenter de leur balancer des produits. Il faut utiliser notre intelligence pour mettre à profit leurs capacités. C’est un dialogue que nous devons inventer.

http://www.terraeco.net/

Bruno Moulia

  • Téléphone +33 (0) 4 73 62 44 74
  • Fax 04 73 62 44 54
  • E-mail Bruno.Moulia@clermont.inra.fr
  • Unité mixte de recherche « Physique et Physiologie Intégratives de l'Arbre Fruitier et Forestier » - Inra-Université Blaise Pascal
  • Département scientifique « Environnement et agronomie » - Centre Inra de Clermont-Ferrand-Theix


Note personnelle : Il a publié de nombreuses recherches sur les plantes et les arbres, comme par exemple : "Les végétaux ont le sens de la rectitude !"

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